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Les citoyens invitent les parlementaires.

Le parlement bruxellois a jugé opportun de maintenir sa réception de Nouvel An annuelle. Ce sera vendredi à 18h. Pour fêter quoi ? Les 579 jours qui n’ont pas suffi à constituer un gouvernement ? Les citoyens du collectif indépendant Respect Brussels ont écrit au président pour lui demander d’annuler cette réception, à la fois parce qu’il n’y a pas lieu de se réjouir et pour faire des économies. Le président Mampaka (MR) a décliné l’offre, au nom de tous les partis

Respect Brussels organisera donc un apéritif de protestation ce vendredi 9 à 18h devant le parlement bruxellois. Plus en trois langues sur Facebook. C’est avec une certaine ironie que le groupe souhaite une bonne année à l’ensemble des parlementaires. « Que votre mandat soit maintenu, que votre salaire soit correctement versé et que rien ne vienne perturber la sérénité parlementaire. »

Vendredi, les Bruxelloises et les Bruxellois apporteront quelque chose à boire ou à grignoter, à partager avec leurs voisins. Ils proposent, avec bienveillance, aux parlementaires de sortir de leur Salle des Glaces et de rejoindre le peuple dans la rue, pour faire pression sur les négociateurs de leurs partis. Serez-vous là ce vendredi à partir de 18hi ?

Le prix du succès.

Bruxelles paie le prix de son succès. C’est le titre paradoxal d’un nouvel article que le philosophe Philippe Van Parijs vient de publier dans The Brussels Times. A en croire la plupart des médias, la Région bruxelloise s’avère malade. Absence de gouvernement, hémorragie financière, travaux routiers et ferroviaires interminables., … Les défis auxquels Bruxelles est confrontée seraient cependant le prix à payer pour le succès qu’elle connaît.

Pour l’économiste Edward Glaeser, il n’y a pas d’indicateur plus fiable de la santé d’une ville que son évolution démographique. Depuis l’an 2000, Bruxelles a vu sa population augmenter de 31 %, contre 16 % en Flandre et 11 % en Wallonie. Et si Bruxelles est plus pauvre qu’avant, ceux qui l’ont quittée l’ont souvent fait avec des revenus et un capital humain nettement plus élevés qu’à leur arrivée. Bruxelles instruit et enrichit les gens et peut en être fière.

Philippe Van Parijs aborde aussi la tragédie de nos écoles, le difficile recrutement des enseignants, la question de l’apprentissage des langues, la mobilité enrayée, la sécurité en berne et le système électoral d’un autre temps. Il ne se contente pas d’épingler les problèmes, il propose aussi des solutions avec un certain optimisme rafraîchissant. Avec ses collègues de Re-Bel il propose également un nouveau système électoral destiné à éviter de futurs blocages.

Laisser tomber Bruxelles ?

DaarDaar a traduit un article de l’économiste Jan Wostyn, qui est aussi coprésident de Vista, un nouveau parti flamand social-libéral, qui milite pour un accroissement de l’autonomie de la Flandre et un renforcement de ses liens avec Bruxelles. Certains Flandriens voient toujours Bruxelles comme un boulet que traîne la Flandre et se trouvent dès lors face à un dilemme : flamandiser Bruxelles ou y renoncer totalement. Ce n’est pas le point de vue de Jan Wostyn.

Lui, il va même jusqu’à souhaiter la création d’un fonds « Flandris », auquel serait reversée une petite fraction des impôts payés par les navetteurs flamands et qui serait cogéré par les gouvernements flamand et bruxellois. Ces crédits pourraient ensuite être alloués à des projets touchant aux infrastructures et à la sécurité, dans l’intérêt des navetteurs flamands et de l’économie de la Flandre. Même chose avec les Wallons ?

Jan Wostyn aborde aussi d’autres sujets, comme le succès de l’enseignement néerlandophone à Bruxelles, le vote d’un certain nombre de francophones pour des partis néerlandophones ou encore la nécessité d’une nouvelle réforme de l’État, suite au blocage de la Région de Bruxelles Capitale. Il serait intéressant de connaître la réaction des Bruxellois francophones face à ses diverses propositions pour une ville plus équilibrée entre les deux communautés.

A propos de notre richesse.

Le billet à propos de la « richesse » de Bruxelles et son complément cité par la RTBF, ont suscité bien des commentaires. Des lectrices et des lecteurs soulignent l’usage souvent caricatural des chiffres avancés. S’il y a accord sur un juste financement pour prendre en compte les charges spécifiques que Bruxelles doit supporter, il y aurait d’autres manières d’y parvenir que l’attribution d’une partie des impôts.

Deux lecteurs néerlandophones,  Jan Wostyn et Luckas Vander Taelen réagissent aux conclusions de la Banque Nationale et à ses perspectives. Magali Verdonck se dit d’accord avec certains éléments mais absolument pas avec d’autres. Le débat est amorcé. “Quelque chose” ne devrait-il pas se passer qui sorte du cadre habituel ? Les institutions bruxelloises méritent une discussion qui dépasse les acteurs politiques en perdition, et des idées innovantes solidement étayées.

Faute de gouvernement de plein exercice, il est aussi question d’un gouvernement de salut public, composé d’experts retenus par le parlement, pour établir un budget qui permette de réduire la dette et d’assurer le bon fonctionnement de la Région. Ce serait une première.

Une transition positive.

A quoi ressemblera la Belgique en 2050 ? A cette échéance, l’Europe devrait avoir atteint la neutralité carbone. Un objectif qui implique de modifier la manière de produire et de consommer, et qui va impacter le marché du travail. Des métiers vont disparaître, d’autres vont émerger. Quel sera l’impact sur le marché du travail, sur l’offre de formation ?

Selon une étude de Climact et Idea Consult, trois scénarios peuvent être retenus: celui d’un changement majeur des comportements (moins de recours à la voiture au profit des transports publics et alternatifs), un changement technologique (solutions techniques pour réduire l’impact humain sur les émissions carbone) et un mélange de ces deux options. Dans tous les cas de figure, l’impact sur l’économie, la fiscalité, l’emploi, la formation est bien réel mais positif.

45 % du marché du travail et 58 % de la valeur ajoutée créée en Belgique seront impactés par cette évolution. Particulièrement dans sept sous-secteurs différents : le transport, la santé, l’agriculture et l’alimentation, la construction, l’économie circulaire, la recherche et développement, l’enseignement, qui devra être renforcé et sensibilisé aux enjeux du climat et du développement durable. Tout cela est détaillé ICI.