Archives de catégorie : Commerce

Un Parc des Sports.

Il y a longtemps qu’on n’avait plus entendu parler de NÉO, ce projet d’aménagement du plateau du Heysel, imaginé il y a près de 14 ans. Bien avant les nécessaires mesures climatiques et la lutte contre l’imperméabilisation des sols. Bien avant la ville à 15 minutes et le succès des commerces de proximité par rapport aux hypermarchés.

La nécessaire remise à plat de l’ensemble du projet NÉO s’impose pour le reconfigurer, mais cela suppose bien évidemment le payement d’indemnités importantes à verser aux concepteurs et plus particulièrement aux promoteurs du méga centre commercial, dont l’utilité n’est plus démontrée. C’est donc par un « Parc  des Sports » que la Ville relance son projet. Une initiative nouvelle qui devrait rallier tous les suffrages.

Outre de multiples terrains de sport, c’est tout un nouveau parc qui devrait voir le jour au Heysel, avec une zone récréative d’eau et un jeu de cascades. Tout cela après avoir chassé Océade, qui ne lui coûtait rien. Le marché public est lancé. Le budget global s’élèverait à 50 millions. La Ville met 8 millions, mais on ne sait pas trop qui mettra les 42 millions restants. Les travaux devraient démarrer en été 2024 … à charge du prochain Collège de les poursuivre.  

hier foto Benoit Hellings en tekst van Bruzz

Logement touristique.

Nous y revoilà. Traditionnellement, c’était la fonction des hôtels d’héberger les touristes. Si le développement du Homestay – logement chez l’habitant – fut une expérience nouvelle intéressante, sa « marchandisation » par l’arrivée de plateformes comme Airbnb a changé la donne. Un certain nombre de propriétaires ont vite compris qu’il pourrait être plus rentable de louer à la journée plutôt que de signer un bail à long terme avec un vrai locataire.

Des entreprises ont parfois aménagé des immeubles entiers en hébergements de courte durée. On ne loge plus chez l’habitant, on ne partage plus rien avec lui, on est dans une sorte d’hôtel pas cher avec peu de services. Pourquoi pas ? malgré une forme de concurrence avec l’hôtellerie, qui a plus d’obligations. C’est que des milliers de logements échappent ainsi à un parc immobilier bruxellois, déjà incapable de répondre à la demande. Dans certains quartiers, la cohabitation des habitants avec ces personnes de passage – souvent venues faire la fête – est devenue problématique.

C’est pourquoi la Région a fini par édicter des règles à la hâte. Règles qu’elle doit d’ailleurs revoir. Pour resserrer la vis, elle compte sur les communes qui ont des moyens pour agir à la fois contre les logements vides et les nombreux hébergements touristiques illégaux. Airbnb se montre peu collaborant et les communes manquent d’inspecteurs proactifs pour détecter les nombreux  abus. Elles attendent trop de la délation par les riverains, dont ce n’est pas la tâche. L’Europe vient aussi de s’en mêler. Cet article du Soir en dit plus.

Les citadines économiques tardent.

Les Bruxellois qui ont absolument besoin d’une voiture privée, commencent à songer au remplacement de leur voiture thermique. Ils ont intérêt la prolonger tant qu’ils peuvent, en attendant de meilleurs prix et de meilleures performances du côté de l’électrique et peut être un jour de l’hydrogène ?

Vu les lourds investissements qu’elle a consentis (tardivement) pour produire des voitures électriques, l’industrie automobile européenne se concentre sur la production de véhicules haut de gamme qui lui rapportent le plus d’argent. L’offre de voitures électriques économiques est donc extrêmement réduite, voire inexistante.

Un calcul très risqué, parce que leurs rares citadines sont hors de prix et la demande en citadines économiques va croître rapidement. Encore absente du marché belge, la Chine est capable de répondre à cette demande par une offre diversifiée à des prix imbattables. L’Europe ne pourra pas contrer éternellement l’arrivée d’une gamme de voitures à laquelle elle ne s’est pas foret intéressée. A quand une 2 CV électrique ?

Happy Rooftops ?

De nouvelles terrasses en plein ciel s’ouvrent un peu partout dans la ville et révèlent souvent des panoramas bruxellois inédits. La plupart sont accessibles au public. Une des dernières en date – et la plus grande de Belgique – Rooftop 58 se trouve au 9ème étage de Brucity rue des Halles et bientôt aussi au Continental place De Brouckère, à l’AB rue des Pierres, à Fédéral Assurances place Saint-Jean, …

Il y a tout lieu de se réjouir du développement de ce concept quand l’entrée est libre pour tous, si ce n’était la diffusion de musique amplifiée … Celle-ci accompagne ces terrasses dans la plupart des cas. Même à volume limité respectueux des règles, cette musique incessante et les basses qui les accompagnent deviennent rapidement insupportables pour les riverains, parfois aussi privés de leur intimité. Le silence deviendrait-il un luxe ?

Comme pour Airbnb ou les trottinettes, on n’a rien vu venir. S’il faut bien obtenir un permis de bâtir pour ce type de transformation, rien n’est précisé à propos de la diffusion de musique. On s’en remet au Code civil et aux troubles de voisinage en cas d’abus manifestes. Même sans être en infraction, quand cette musique s’ajoute aux terrasses des cafés, aux événements musicaux publics, aux sirènes, aux avions et aux musiciens de rue, ce n’est plus tolérable pour les riverains, dont certains travaillent désormais à domicile. Alors ? des Rooftops sans musique ? avec des écouteurs ?

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Les plastiques tuent.

Il n’y a pas que les plastiques à usage unique que nous utilisons – souvent contraints et forcés par l’industrie – même les micro résidus de nos machines à laver se retrouvent dans l’eau des océans, dont les poissons se nourrissent et que nous mangeons …  Cela ne se règlera pas à l’échelle d’une ville, il faut donc se réjouir de voir l’ONU avoir réuni 175 pays pour tenter de rédiger un traité juridiquement contraignant.

La question du consensus a évidemment été mise sur la table par quelques grands pays et les lobbies du pétrole étaient sur place pour s’assurer de pouvoir augmenter leur production de plastiques, faute de pouvoir continuer à écouler leur pétrole dans nos voitures. Des petits progrès ont cependant été enregistrés et la prochaine rencontre devrait  permettre de se mettre d’accord (?) sur un texte fin 2023.

Pouvons-nous déjà nous passer des matières plastiques issues du pétrole ? Il existe des alternatives – pas toutes irréprochables – mais elles sont plus coûteuses et donc encore peu répandues. Il y a aussi des progrès du recyclage. Et nous, que pouvons-nous ? refuser les suremballages ? accepter que les « sacs de caisse » soient encore plus chers pour être dissuasifs ? trier encore mieux nos déchets ? en parler aux enfants ?  Le meilleur plastique sera évidemment toujours celui dont on peut se passer.