La sortie du pétrole et du gaz est souvent présentée comme un impératif climatique. Mais les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, qui paralysent le détroit d’Ormuz, nous rappellent que c’est aussi un enjeu sécuritaire de premier ordre. Notre dépendance à ces énergies, qui sont originaires de pays lointains, est totale et constitue une arme qui peut être utilisée comme moyen de chantage. The Conversation consacre un article assez complet à cette situation.
Mais alors, qu’elle énergie nous reste-t-il ? L’électricité bien sûr. Mais suffira-t-elle ? Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques ne suffiront pas, le nucléaire non plus, ce sont donc des centrales au gaz et des importations d’électricité européenne qui font l’appoint. Jusqu’à quand et à quel prix ? C’est pour dissuader l’usage des énergies fossiles que les gouvernements européens vont les taxer davantage et utiliser ces contributions pour rendre l’électricité moins chère et plus compétitive.
Dans l’immédiat, Écolo propose une solution temporaire au fédéral… qui ne peut se permettre de faire des cadeaux. A plus long terme, là où elle est utilisable, la pompe à chaleur devrait très bientôt devenir avantageuse financièrement. Selon l’économiste de l’énergie Sam Hamels (UGent), nous sommes à un point de bascule. 2026 pourrait être la bonne année pour passer d’une chaudière au gaz à une pompe à chaleur. Il en dit beaucoup plus ICI. Mais quelles sont les alternatives si une pompe à chaleur ne peut être installée ?

Patricia Mouvet fait ce commentaire.
La plupart des bâtiments anciens des grandes villes ne peuvent installer de PAC pour des raisons de place, de nuisance sonores et parce que les fenêtres atteignent souvent la hauteur des plafonds empêchant les propriétaires de prévoir les faux plafonds pour recevoir nécessaires aux conduites de répartition de la chaleur au sein des maisons ou des appartements. Ces bâtiments sont également extrêmement difficiles à isoler, particulièrement au niveau des façades avant dont l’urbanisme protège l’esthétique sans grande imagination pour l’avenir.
Et voilà la suite du commentaire.
Pour en finir avec le mazout et le gaz, imposé à terme par l’Europe, en cas de renouvellement des chaudières, le choix pour ces propriétaires est donc d’installer dans toutes les pièces à chauffer, des radiateurs électriques à inertie, des boilers pour l’eau chaude et autres systèmes reliés au tableau électrique mais les factures d’électricité sont exorbitantes, particulièrement à cause des frais de distribution, transports, droit accises, et pas vraiment par le coût de l’énergie que tout le monde comprend qu’il devra à payer selon ses consommations. La production, la distribution et l’acheminement de l’électricité ne font-ils pas partie de l’intérêt général que le gouvernement devrait prendre à sa charge pour notre indépendance énergétique?