Picqué: un mauvais socialiste ?

A la veille de son départ, Charles Picqué livre sa différence à Bruzz. Extraits.

Mixité sociale. Saint-Gilles jouit d’une grande mixité sociale. C’est en partie parce que nous avons acheté une série de maisons (180 bien réparties). Il ne faut pas concentrer les résidents vulnérables en un seul endroit. On opte trop souvent pour des solutions de facilité: des appartements superposés comme des kots à lapins. Notre mission n’est pas de constituer des réserves de pauvres ! Nous ne pouvons pas changer la ville juste pour gagner des élections.

Gentrification. Nos revenus ont augmenté parce que de nouveaux résidents payent plus d’impôts. Nous sommes devenus si attrayants que des dangers nous guettent. De plus en plus de personnes achètent ici pour investir et le coliving se développe exagérément. Nous continuons à être présents pour les résidents moins fortunés, avec nos propres logements moins chers et nos offres sociales, pour un équilibre entre la dynamique économique et la solidarité.

Parcours d’intégration. J’ai toujours trouvé très hypocrite de laisser entrer autant de nouveaux arrivants et, dans le même temps, de ne dégager aucune ressource pour gérer ce flux et donner une formation.

Abattage sans étourdissement. J’aurais sans aucun doute voté pour son interdiction. Mais il faut entamer un vrai dialogue avec les communautés musulmane et juive pour expliquer le sens de cette interdiction. Il faut aussi s’attaquer au bien-être global des animaux. Le fond de l’affaire c’est qu’on veut se garder des parts de marché en vue des élections.

3 réflexions sur « Picqué: un mauvais socialiste ? »

  1. Patricia

    Le mauvais point, c’est l’abattage!
    …Un peu comme s’il fallait expliquer à un criminel, le couteau à la main, que ce qu’il fait n’est . La vérité est que les animaux sont considérés comme des , du reste, on appelle leurs restes transformés des .
    Il s’agit clairement de la part de Monsieur Piqué d’un vote électoraliste, indigne et rétrograde. Pourtant, d’autres ont eu le courage de ne pas obéir à la particratie.
    En fin de carrière, on attendait mieux de sa part.
    La politique, c’est aussi faire avancer les choses.
    Patricia

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    1. Yvan Vandenbergh Auteur de l’article

      Charles Picqué n’est plus parlementaire et ne pouvait donc pas voter. Mais il ajoute: J’aurais sans aucun doute voté pour son interdiction. Mais il faut entamer un vrai dialogue avec les communautés musulmane et juive pour expliquer le sens de cette interdiction. Il faut aussi s’attaquer au bien-être global des animaux. Le fond de l’affaire c’est qu’on veut se garder des parts de marché en vue des élections.

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  2. Christian Laporte

    La différence entre le Grand Charles et les élus bruxellois de l’heure? Sire, il n y a plus d hommes d Etat. ..

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