Le sang des enfants

Upon the street they lie
Beside the broken stone:
The blood of children stares from the broken stone.
Death came out of the sky.

Oui. Le sang des enfants nous dévisage depuis les débris éparpillés dans la rue. La mort est venue du ciel. Qui mieux que le poète a pu exprimer la douleur qui nous envahit chaque matin en ouvrant la radio ? Benjamin Britten a ajouté à ces textes la lancinante et douce musique qu’interprétaient vendredi Nicky Spence et Dylan Perez à La Monnaie.

Bruxelloises et Bruxellois ont ouvert très vite la porte de leur logement à ces femmes et ces enfants qui ne cessent de fuir leur pays, où elles n’ont commis aucun crime. Nos écoles ont ouvert leurs classes aux plus petits et recherchent des personnes qui parlent ukrainien pour scolariser les plus grands. Cette guerre barbare pour conquérir des territoires, que nous croyions ne plus jamais connaître, est face à nous. Nous laisse impuissants, réduits à offrir notre seule charité.

>  Poèmes de Britten, avec résumés français et néerlandais disponibles ICI à partir p. 13 

1 réflexion sur « Le sang des enfants »

  1. Suzanne VELDEMAN

    Atroce cette guerre. Comme celles de l’Afghanistan,  l’Irak, la Lybie, la Syrie. Guerre qui sont les nôtres par Otan interposé… que NOUS payons.
    Ces réfugiés-là,  beaucoup sont dans le cimetière de la Méditerranée, d’autres dans la Mer du Nord ayant risqué la traversée. certains au Parc Maximilien,  les autres… ou ?
    Combien parmi nos sans-papier ?
    Les « Droits Humains  » à géométrie variable

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