Chauffer la rue ?

Le Covid a permis l’extension de nombreuses terrasses. L’hiver a poussé les exploitants à y installer des chauffages électriques ou au gaz. On peut bien évidemment en comprendre la raison. Qu’en sera-t-il à l’avenir ? Alors que la lutte contre les effets du réchauffement climatique est loin d’être gagnée, allons-nous continuer à permettre de chauffer la rue ?

Le règlement de police, déjà ancien, de la Ville de Bruxelles interdit l’installation de chauffage au gaz en terrasse, mais ne dit rien à propos du chauffage électrique. Vu l’arrivée du Covid, le nouvel échevin du Commerce n’a pas actualisé le règlement et n’agit pas contre les établissements qui allument leur chauffage au gaz. Face à cette impunité, d’autres établissements s’équipent de la même manière.

Même si on peut apprécier ce confort extérieur, est-il pensable de poursuivre ce gaspillage d’énergie et cette production de gaz à effet de serre ?  En France il sera interdit de chauffer les terrasse dès avril 2022. Quelle sera la situation chez nous, dès que les mesures exceptionnelles Covid auront vécu ? Les communes s’interrogent et la Ville cherche des alternatives avant d’interdire, mais y a-t-il d’autres alternatives que la couverture ou le châle ?

4 réflexions sur « Chauffer la rue ? »

  1. Agnes jacquemin

    En parlant de chauffer la rue, il y a plus pernicieux, et qui est interdit je pense, aux Etats Unis, ce sont tous les magasins qui gardent les portes grandes ouvertes, qu’il fasse tres froid, donc le chauffage chauffe aussi la rue, ou tres chaud et l’air conditionné refroidit généreusement la rue. J’ai eu l’occasion d’en faire la remarque aux magasins Hema et Uniqlo place de la Monnaie, et bien sur ils ont tous deux d’excellentes excuses. Je pense vraiment que ce devrait etre un règlement pour tous les magasins, comme on devrait absolument les obliger a fermer les éclairages des 22-23h du soir comme c’est la loi en France. Agnes

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  2. brigittevermaelen

    – C’est dire à quel point nos autorités se soucient dans les faits (pas en paroles) du problème des changements climatiques : commerce et électorat d’abord.
    Je rêve ou il y a des Ecolo dans la majorité de Bxl-ville ? Heureusement qu’ils y sont, manifestement, ils prennent ce problème très à coeur.

    – Autre problème : les portes automatiques des commerces qui s’ouvrent pour rien quand vous passez près de la porte, et vous recevez un flux d’air chaud dans la rue : c’est aussi honteux, et certains magasins bio (Sequoia par ex.) utilisent ce système : c’est dire à quel point ils se sentent concernés par la question.

    – Le chauffage en rue pose aussi la question du « droit à l’irresponsabilité climatique » de certains citoyens : je veux fumer ma clope en buvant un verre, donc à l’extérieur, et le reste, je n’en ai rien à faire. Après moi, les mouches.
    Les comportements des citoyens orientent évidemment les politiques publiques, donc, nous avons tou-te-s une responsabilité à exercer.
    Nous pouvons changer le monde…

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  3. Alluin

    C’est totalement honteux comme fait mais également comme exemple de gaspillage énergétique. Nous devons tous baisser notre empreinte carbone personnelle vers 2t, et je ne comprends pas que l’administration permette de tels excès.

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  4. Fabrice Rogister

    L’alcool, la position debout, et une bonne veste (certes souvent produite en Asie) réchauffent — si des gens veulent vraiment rester assis en terrasse en hiver; qu’ils partent d’abord (à vélo °-) en Laponie.
    Plus sérieusement, le chauffage extérieur est une hérésie climatique… ou alors il faut autoriser / imposer des tentes ou vérandas « extérieures » partout où l’on chauffe…l’univers!
    Dernière solution, imposer une taxe carbone aux coupables… mais aucune utilité si jamais personne ne contrôle je pense…

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