Exit la Fédération Wallonie-Bruxelles ?

En route pour la Belgique à 4 

L’institutionnel et la Belgique à quatre refont surface pour des raisons de gros sous et en vue de la réforme de l’Etat de 2024. « La Fédération Wallonie-Bruxelles et maintenant la Région wallonne n’ont pas de sous », les propos du bourgmestre de Liège, Willy Demeyer (PS), à La Capitale. « Nous avons donc une obligation d’efficience pour rendre le service public: on doit faire mieux avec moins. C’est fini d’avoir trois services du personnel, trois services informatiques, etc.  Les Flamands l’ont fait depuis longtemps, pourquoi pas nous ?

« La question de l’existence de la Fédération Wallonie-Bruxelles doit se poser. Avec une répartition de ses compétences dans les meilleurs niveaux. La remettre en cause dans un débat intrafrancophone, ce n’est pas couper le lien avec Bruxelles ! Ce chantier est ouvert et on doit s’y atteler, nous n’avons pas le choix : nous sommes désargentés et il y aura encore moins d’argent demain. Les sous de la Flandre, en 2024, c’est fini ! ».

Des propos qui rejoignent une déclaration du président du PS Paul Magnettte, à Re-Bel en avril  2021 et quelque peu contredite publiquement par Ahmed Laaouej, président du PS bruxellois. Dans les autres partis la question est  souvent encore en suspens, tandis que le président du MR tiens des propos de plus en plus belgicains. Ce qui est certain, c’est que les francophones ne pourront plus être « demandeurs de rien » et ont tout intérêt à définir une position commune d’ici 2024. Bruxelles, aussi très endettée, a un besoin urgent d’institutions plus lisibles et plus efficaces.

3 réflexions sur « Exit la Fédération Wallonie-Bruxelles ? »

  1. Francois Carton

    Quatre régions, c’est de la « confédération ». Pas grave.
    Cela aurait le mérite de mettre la « Confédération » belge sur les rails d’une nécessaire collaboration entre entités apaisées. Après tout la confédération suisse marche bien en termes d’institutions, celle des USA aussi et celle d’Allemagne également.
    Le lien entre les quatre seraient assurés par les matières communes et est de toute manière inclus dans le mot même de « confédération ». Naturellement, il faut l’égalité des droits entre les entités et entre elles et la Confédération belge; c’est la condition première.
    Le socle commun comprendrait p.e.: une cour de justice confédérale, un socle de sécurité sociale, une armée, une banque centrale, une représentation diplomatique …
    Les questions des dettes déjà acquises seraient mises au frigo puis décortiquées soigneusement depuis la mise en place de la sécu ou la création de l’ex-Etat Belge. Chaque entité démarrerait avec une dette uniquement constituée d’éléments indiscutés.
    Bref, je suis absolument pour une mise à plat complète du passé comme des liens actuels et contre le dysfonctionnement et le maintien de l’actuelle flamandisation excessive de l’Etat (avec toutes les obscures dérives que cela induit ).
    On étouffe, tranchons !

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  2. Deregnaucourt Guy

    couper le lien linguitique et culturel entre Bruxelles et la Wallonie, c’est faire le jeu de la Flandre. S’il faut faire des économies (et il faut en faire) pourquoi ne pas remettre en question d’autres institutions dont se demande à quoi elles servent enncore (je pense aux provinces dont les pouvoirs pouraient être assumé au nveau régional).

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