Six changements profonds

L’aggravation des problèmes climatiques et la crise sanitaire ont provoqué des changements radicaux dans la société. Bien que l’emploi, la production et la situation financière des entreprises de la plupart des pays de l’OCDE soient revenus à leur niveau d’avant la pandémie, l’économie actuelle semble très différente de celle de janvier 2020. C’est Business AM qui l’affirme, mais n’aborde pas l’évolution de la pauvreté.

La situation des Bruxellois n’est plus la même non plus, si les entreprises ont reçu d’indispensables aides de l’Etat et de la Région, pour certains indépendants, pour le monde de la nuit et pour le secteur culturel, cela s’est avéré insuffisant. Pour les personnes les plus démunies, la situation c’est encore détériorée, notamment à cause de l’inflation, de l’augmentation rapide du prix de l’énergie, qui pèse lourdement sur leur logement, souvent mal isolé.

Business AM relève l’impact de deux ans de Covid:
1. Les gouvernements sont plus endettés que jamais, la Belgique en tête – tableau ICI
2. Il y a plus d’argent dans le monde que jamais auparavant
3. La demande de services a été remplacée par la demande de biens
4. L’employé, et non plus l’employeur, dicte les lois
5. Une attention accrue pour l’innovation, la numérisation et l’efficacité
6. Accélération de la transition énergétique
Dominique Dewitte s’en explique ICI, tableaux à l’appui.

4 réflexions sur « Six changements profonds »

  1. Francois Carton

    Merci pour cette réponse. Il est clair qu’une dette non consacrée à une amélioration d’une situation donnée est « mauvaise ».
    En fait, je faisais allusion aux agences de notation qui, j’ai cru comprendre, s’en prennent moins (= augmentation du taux d’intérêt via dégradation de la qualité de la dette) si la dette considérée est majoritairement détenue par des nationaux, ce qui est le cas du Japon et était (est encore?) le cas de la dette belge dans les années 80…

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    1. Yvan Vandenbergh Auteur de l’article

      Réponse de Philippe Van Parijs
      C’est fort plausible. Les agences de notation se disent que si l’endettement s’envole, un Etat peut se permettre un hold-up sur les avoirs de ses résidents fiscaux, mais de personne d’autre. Mais nous ne sommes plus dans les années 80:
      Voir Qui détient la dette belge? https://www.lalibre.be/economie/placements/2020/02/19/qui-detient-la-dette-belge-surtout-des-gestionnaires-de-fonds-des-banques-et-des-hedge-funds-UEEGO642YREH5IA6X5YSHLTF2E/
       » La dette belge est détenue essentiellement à l’étranger et surtout, dans la zone euro, par des gestionnaires de fonds pour compte de fonds de pension, d’assureurs, de fonds communs de particuliers “

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  2. Francois Carton

    L’intitulé du tableau est « dettes par personne » : ces chiffres veulent-ils dire que l’essentiel de la dette serait détenue par les Belges ? Ce serait plutôt positif, non ? Un peu comme au Japon.

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    1. Yvan Vandenbergh Auteur de l’article

      Voilà ce que nous répond l’économiste philosophe Philippe Van Parijs.
      Les « dettes par personne » c’est la dette publique totale (Etat et entités fédérées) divisée par la population du pays. Une bonne part de cette dette est détenue par des institutions financières, en partie grâce à l’épargne des particuliers. Mais même si tous ces particuliers étaient des résidents belges, une dette publique importante n’est, comme telle, pas “positive » dès le moment où les taux d’intérêts s’élèvent (comme ils le feront), parce que le service de cette dette profite très inégalement à la population et contribue dès lors à l’inégalité. Elle peut cependant se justifier si un usage judicieux est fait des ressources qu’elle procure aux pouvoirs publics au service d’un bien-être durable pour l’ensemble de la population.

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