Un stationnement trop bon marché

C’est le journal économique L’Echo qui l’affirme, dans un article qui se base sur une étude comparative du consultant Rebel. C’est bien du parking en voirie et des cartes de riverains qu’on parle. Nos tarifs seraient pour l’instant nettement plus bas que dans les autres villes européennes. En augmentant les prix du stationnement en surface, il s’agirait moins de remplir les caisses de la Région et des communes, que de rendre le parking souterrain plus attractif.

Les places de stationnement limitées en surface devraient être destinées aux arrêts de courte durée grâce à des parcmètres, qui assurent une bonne rotation des emplacements disponibles. Il devrait être plus cher de stationner en surface qu’en souterrain. Davantage de voitures dans les parkings souterrains et ce sont des trottoirs plus larges, plus de vraies pistes cyclables sécurisées, plus de plantations, plus de terrasses, plus de lieux de rencontre et plus de place pour les enfants. Nous en profiterions toutes et tous.

La première heure de stationnement peut monter jusqu’à 4 euros de l’heure à Paris. 4,70 à Copenhague et 7,50 à Amsterdam, alors qu’elle ne dépasse jamais 2 euros en Région bruxelloise. Prix en vigueur pour les cartes riverains: 245 euros à Berlin et 187 euros à Genève. Chez nous le prix varie d’une commune à l’autre. Pour atteindre les objectifs de Good Move (réduction des emplacements de stationnement et de l’utilisation de la voiture) les tarifs en voirie pourraient être majorés: 4 euros la première heure en zone rouge et 5 euros par heure supplémentaire. Une première carte riverain à 30 euros et la seconde à 100. Encore bien loin des tarifs d’Amsterdam. Il y a un scénario B plus coûteux dans l’article.

Image par Qywee de Pixabay

2 réflexions sur « Un stationnement trop bon marché »

  1. Bernard

    Il faut tout de même rester raisonnable : les automobilistes payent beaucoup déjà (taxe de circulation, accises + TVA sur le carburant, TVA sur l’assurance, etc.).

    Comment se stationner si les parking souterrains manquent ?

    Comment transporter les trousses à outils, les machines quand on travaille si on n’a plus de voiture ?

    Et que dire des représentants de commerce qui ont besoin de leur voiture pour gagner leur vie et veulent rentrer chez eux à Bruxelles le soir ?

    Je veux bien que l’on fasse de la transition anti-voiture et pro-vélo, mais il faut laisser le temps aux citoyens de s’adapter tout de même. Tout le monde ne se promène pas avec un attache-case dans la vie (comme beaucoup de nos décideurs).

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    1. potteve

      Il me semble évident que les corps de métier et autres personnes dont la camionnette/voiture est l’outil de travail indispensable doivent bénéficier d’un régime différent en matière de stationnement par rapport aux navetteurs qui viennent simplement se poser au bureau… Mais que cela n’empêche : il y a de plus en plus de médecins, infirmières, réparateurs, etc. qui utilisent des vélos cargos ou des 2 ou 3 roues motorisés non seulement à cause du problème de stationnement mais aussi à cause des embouteillages…

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