En sécurité avec la police ?

76% des jeunes Bruxellois ne se sentiraient pas en sécurité avec la police, 68 % déclarent avoir déjà été victimes de profilage ethnique lors d’un contrôle, d’une perquisition ou d’une arrestation. C’est une enquête du Conseil de la jeunesse de la Commission communautaire flamande (VGC) auprès de 1.968 jeunes bruxellois qui le révèle, écrit De Standaard, repris dans un article de Moustique. Même si cette enquête n’a pas un caractère scientifique suffisant, elle révèle néanmoins à quel point la relation est biaisée. Elle montre également que les jeunes ignorent trop souvent leurs droits et leurs obligations.

« Seuls 17 % des jeunes associent la police à la sécurité, 12 % au respect. Les sentiments de peur, de colère et d’impuissance dominent. Les chiffres s’aggravent à mesure qu’une personne est entrée en contact avec la police à une ou plusieurs reprises. 29% déclarent avoir été victimes de violences verbales, 13% de violences physiques. La moitié des jeunes ont déjà été contrôlés par la police, dont 10 % plus de dix fois sur la seule année 2020 ».

Encore récemment sur le piétonnier, les policiers sont jeunes, souvent aussi jeunes que ceux qu’ils contrôlent. Le tutoiement est immédiat et réciproque. Le ton monte. On pourrait se croire face à deux bandes rivales qui se mesurent et se menacent. Ils ne se respectent pas et ne partagent pas les mêmes valeurs. C’est tout de suite de toi à moi. Qui a commencé ? Pas de recul. Pas des jeunes face à la loi, mais face à des adversaires avec armes et chiens. Deux grammes d’herbe trouvés au fond d’une poche justifient le profilage et une fouille en pleine rue.

Il y a un travail à entreprendre au niveau de l’attitude des forces de l’ordre. Un travail en profondeur soulevé par Bernard Devos et un groupe de travail évoqué ICI.

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