Quelle gestion des déchets ?

L’image d’une ville et la façon dont elle est perçue sont étroitement liées à sa propreté. Les quartiers populaires, où trop de détritus s’entassent dans les rues, sont stigmatisés et dévalorisés. C’est à partir de la situation de Cureghem, que Brussels Studies livre une analyse trilingue de la question sensible de la propreté des quartiers populaires de Bruxelles. Elle part du principe que les enjeux vont au-delà du contrôle et des sanctions et que des solutions peuvent être mises en place localement, à partir d’un travail de terrain et d’ateliers avec des acteurs locaux. Bruzz aussi y consacre un article.

L’étude s’en prend à deux idées reçues: le manque de civisme des habitants et usagers de ces quartiers ou un défaut de contrôle de la part de l’administration locale. Deux facteurs explicatifs:  – la fonction d’accueil transitoire de ces quartiers pour des populations précarisées, qui engendre une fréquence très élevée des déménagements  – une activité commerciale très dynamique, qui s’avère responsable de l’accumulation d’importants volumes de déchets résiduels et emballages de toutes sortes. A la chaussée de Mons, une multitude de restaurants ethniques, de bars et de magasins de primeurs, accumulent beaucoup de déchets, mais des responsabilités publiques éclatées empêchent une réponse adéquate à cette situation.

L’information insuffisante ou inefficace de la population semble liée à une communication inadaptée des consignes de la part de Bruxelles-Propreté ainsi que dans le contrôle et le suivi par les autorités locales. Deux solutions émergent des ateliers: la création de circuits alternatifs de collecte et de récupération des matériaux par l’intermédiaire d’une plateforme physique d’une part et, d’autre part, l’amélioration de la coordination entre les organismes publics par la mise en place d’un·e gestionnaire de quartier, chargé·e de perfectionner la collecte des déchets et le service de nettoyage des rues. 

Photo by Jon Tyson on Unsplash

1 réflexion sur « Quelle gestion des déchets ? »

  1. brigittevermaelen

    Quel que soit le quartier, il y a des déchets et des mégots partout.

    Ceci dit, il y a un manque criant de poubelles sur la voie publique – allez-vous vous promener gaiement avec en main le sachet contenant les crottes de votre chien ? – ainsi qu’un manque criant de cendriers en rue : cfr les poubelles de la STIB où les mégots sont coincés sous les anses, d’où saleté et surtout pollution puisque nombre d’entre eux finissent dans les égouts.

    Uccle propose des cendriers-mégotiers gratuits aux commerces mais hélas très rares sont ceux qui y recourent « parce qu’il faut les demander » m’a-t-on répondu, et parce qu’ils ne sont pas obligatoires : il n’y aurait qu’à en tirer les leçons.

    Nous avons demandé, aux Etats généraux de la citoyenneté à Uccle en cours, la création de donneries de quartier, comme les boîtes à livres déjà existantes, où l’on pourrait facilement déposer les objets dépareillés ou dont on n’a plus besoin sans devoir les amener à une association parfois éloignée. Cela éviterait déjà une partie des dépôts clandestins.

    Nous verrons si elles verront le jour.

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