Suivre le modèle suisse ?

« La Suisse a quasiment la même taille et la même complexité que la Belgique, avec quatre langues nationales, quatre cultures et de multiples niveaux de pouvoir ». C’est à partir de ce constat, que Joachim Coens (président du CD&V) affirme dans Het Laatste Nieuws – traduit ICI par DaarDaar – vouloir  s’inspirer du système confédéral suisse, pour reconstruire la Belgique de demain. En Suisse, la vie politique s’enracine avant tout dans les communes, dotées d’une large autonomie et d’un système de votations particulier et structuré

Quand on interroge Joachim Coens à propos de Bruxellesqui se retrouve au centre de chaque réforme de l’État – il reste très évasif, comme pour les Provinces. « Bruxelles est une communauté bilingue (mutlilingue ndlr); ce qui ne veut pas dire que la Flandre mettrait fin à son financement ». Dans l’idéal, les Communautés doivent collaborer. Il plaide donc pour un « confédéralisme de coopération ». « En Suisse, toute loi fédérale est d’abord soumise aux cantons. Ceux-ci sont d’ailleurs soumis à une obligation d’information mutuelle ».  Pas sûr que le modèle de la Confédération suisse (en réalité un Etat fédéral) soit une solution pour Bruxelles et donc pour la Belgique de demain.

Philippe Van Parijs et un amis politologue suisse viennent de publier une carte blanche à ce propos. Ils se demandent pourquoi le fédéralisme suisse fonctionne mieux que le fédéralisme belge ? et si on peut en tirer des leçons pour la Belgique ? Pour chaque compétence on pourrait se demander à quoi ressemblerait le fonctionnement de la Belgique si on faisait comme en Suisse. On pourrait peut-être en arriver à un fédéralisme purement territorial, sans cesser pour autant de faire droit à une diversité linguistique irréductible. Ils s’en expliquent plus largement dans le pdf ci-dessous.

photo le journal

1 réflexion sur « Suivre le modèle suisse ? »

  1. valeredoumont

    très intéressant. Mais je doute que les Flamands soient prêts à financer la RTBF comme les germanophones suisses finances la RTS et la RSI !

    « Ainsi, la SRF (germanophone), la RTS (francophone) et la RSI (italophone) reçoivent
    respectivement 43 %, 33 % et 22 % des recettes alors que les redevances
    proviennent respectivement des cantons germanophones, francophones et
    italophone à raison de 73 %, 23 % et 4 %. »

    Répondre

Laisser un commentaire