Verdir l’auto pour qu’elle dure

A partir de 2026, seuls les véhicules de société électriques pourront encore bénéficier de l’avantage fiscal, qui les rend si désirables. S’il faut se réjouir de limiter ainsi la production de gaz à effets de serre, on ne peut s’empêcher de se poser quelques questions. La voiture dite « de société » n’est la plupart du temps qu’une augmentation de salaire non taxée et il est question – depuis longtemps – de mettre fin à ce régime hypocrite, qui installe plein de voitures sur les routes et décourage une mobilité alternative. En rendant verte cette flotte de voitures de société, le gouvernement fédéral ne lui assure-t-il pas une belle pérennité ? (1).

En annonçant aussi des primes pour l’installation de bornes de recharge, le gouvernement semble vouloir favoriser les lourdes voitures électriques à batteries. Pas un mot à propos de stations à hydrogène, pourtant indispensables pour stimuler l’acquisition de voitures à hydrogène qui font le plein rapidement. On doit se demander si ce favoritisme repose sur une étude comparative sérieuse ou sur le lobbying intense des constructeurs automobiles européens anti hydrogène ?

Pour ces deux modes de propulsion, se pose aussi la question de savoir si les producteurs d’électricité seront capables de produire suffisamment d’électricité verte, pour que cette flotte de voitures soit effectivement sans rejets de CO2 ? Il faut aussi préciser que l’accord évoque quand même la mise en place d’un nouveau budget mobilité, pour qui n’opte pas pour une voiture de société. Sera-t-il assez avantageux par rapport à la voiture de société ?

(1) Les partis de gauche de la coalition ont relevé qu’en rendant les voitures de société plus avantageuses encore, les problèmes de congestion s’en verraient encore une fois accrus.

Une réflexion au sujet de « Verdir l’auto pour qu’elle dure »

  1. potteve

    Une voiture électrique occupe la même superficie qu’une voiture à essence ou au diesel, qu’elle soit parquée ou en mouvement.
    N’est-il pas curieux qu’on soit toujours focalisé sur la voiture perso en ville ?
    Entre travaux et embouteillages, conduire à Bruxelles en journée est de toute façon un vrai cauchemar.
    L’avenir me semble plus passer par les transports en commun confortables (train, tram, bus, métro) combinés avec des parkings de dissuasion ; les taxis (abordables) ; les voitures partagées ; les véhicules d’entreprise mis à disposition des employés pendant les heures de travail quand ils en ont besoin ; les vélos privés ou en libre service ; la marche à pied.

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