Quels obstacles à une Belgique à quatre ?

Nous nous sommes toujours réjouis ici de voir progresser le projet de simplification de l’Etat fédéral et de son impact pour Bruxelles. Nous n’étions qu’une poignée « d’utopistes » à vouloir une Belgique basée sur quatre Régions et la fin des Communautés, en tant qu’entités fédérées. Les parlementaires qui adhéraient à ce projet se montraient discrets et ne s’affichaient pas publiquement. Petit à petit, certains sont sortis du bois, jusqu’à constituer aujourd’hui une majorité, qui n’a plus peur de se dire « régionaliste ».

Deux ministres sont actuellement en charge de la préparation de cette réforme qui figure dans l’accord de majorité du fédéral. Un wallon, une flamande … mais pas de Bruxellois. Ils auront à identifier les problèmes et à déminer le terrain. Ne nous voilons pas la face, au fur et à mesure que ce projet évolue, des difficultés pratiques voient le jour. Elles devront déboucher sur des solutions suffisamment satisfaisantes pour permettre au processus de progresser. Le Soir évoque ces problèmes dans le pdf « réformes » en bas de page.

Paul De Grauwe et Philippe Van Parijs, qui coordonnent l’initiative Re-Bel, viennent aussi de publier dans le même Soir une carte blanche (disponible ci-dessous) qui relève un certains nombre de ces obstacles. Parmi eux: un perte d’économie d’échelle qui engendrera des dépenses supplémentaires, le sort de l’enseignement néerlandophone à Bruxelles, la question de l’enseignement supérieur, de la recherche et des médias (une RTB wallonne et une bruxelloise ?), la localisation de la capitale de la Flandre. Tout cela n’annule pas l’intérêt qu’il peut y avoir à simplifier la structure de l’Etat fédéral, mais les auteurs estiment qu’il faut des réponses « quitte à devoir s’accommoder, dans l’immédiat, d’une architecture moins harmonieuse et moins symétrique qu’espéré ». L’Echo évoque ICI le webinaire tenu hier par Re-Bel.

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