Taxe kilométrique: 5‘ de courage politique

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Il ne se trouve presque personne pour s’opposer au principe d’une taxation automobile qui reposerait sur l’usage de la voiture, plutôt que sur sa possession. Une taxation plus juste et en mesure de décourager l’usage abusif de la voiture en heures de pointe. Tout bénéfice pour la qualité de l’air et pour la limitation du réchauffement climatique. Faudra bien, un jour, en passer par là. C’est cependant par crainte de perdre des électeurs motorisés, que la Flandre a abandonné son projet de taxe kilométrique à la veille des élections. En Wallonie, c’est à l’occasion de la constitution de la nouvelle majorité régionale que le projet a été écarté.

L’autonomie régionale Mobilité faisant foi, la Région de Bruxelles en vient donc à être seule à déposer un projet de taxe kilométrique, que les autres Régions reportent à plus tard, avec tous les inconvénients qui y sont liés, notamment pour les navetteurs. Les critiques ont plu de toutes parts sur le plan Smart Move de Bruxelles-la- fautive, y compris dans les rangs de la majorité au parlement bruxellois. La taxation kilométrique est problématique, mais ses alternatives le sont tout autant, assène cet article de Bruzz. La solution la meilleure, ne serait-elle pas d’appliquer la taxe kilométrique dans l’ensemble des trois Régions ? Cinq minutes de courage politique en faveur de la santé et du climat !

Il est révélateur de lire l’article de De Tijd – traduit en français par DaarDaar – intitulé « Le péage urbain bruxellois englué dans la complexité du labyrinthe belge ». Il est aussi rassurant de lire la position de l’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines (ARAU), véritable plaidoyer en faveur de l’intérêt général. « La question n’est pas de savoir comment les personnes qui sont « obligées » d’utiliser la voiture pourront continuer à le faire mais bien de leur permettre de se libérer de cette contrainte. Après des années de débats et de projets avortés, l’heure est à l’action ».

5 réflexions au sujet de « Taxe kilométrique: 5‘ de courage politique »

  1. mtdpt

    Je vie a Bruxelles, travaille en Flandre. Me rendre a mon travail en transports en communs me prendrait plus de 3 heures par jour A/R. Je suis un fervent défenseur du « moins de voiture », mais rajouter des taxes sans résoudre le problème initial (déficit des transports en communs) ne consiste qu’a faire payer aux citoyen l’incompétence des politiques successives. Les classes moyennes sont déjà en plein exil vers la périphérie. Est ce bien une solution pour les encourager à rester dans Bruxelles?

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    1. potteve

      Les premières raisons de l’exode des familles des classes moyennes vers la périphérie ne sont-elles pas précisément le bruit du traffic routier et la pollution de l’air due à ce même traffic routier?
      Et, pour renforcer les transports en commun en surface, ne faudrait-il pas diminuer la pression automobile, car se contenter d’ajouter des trams et des bus (surtout là où ils n’ont pas de site propre ou de couloir spécifique) ne servirait pas à grand-chose s’ils se retrouvent bloqués dans les embouteillages comme c’est déjà le cas…
      Et est-ce vraiment à la RBC qu’il incombe de financer et construire sur son territoire des parkings de dissuasion pour les navetteurs venant de Flandre et de Wallonie?

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  2. Francois Carton

    Bravo. C’est effectivement d’un changement de paradigme dont nous avons besoin. D’un changement de focale par ailleurs obligatoire à court-terme pour cause de planète épuisée et de surpopulation par ces humains si éminemment nuisibles à tout ce qui n’est pas leur nombril.
    Ca me rappelle le film « Le cercle des poètes disparus » : il est très grand temps que les politiques, une fois de plus décevants, montent sur les tables … et nous y entrainent.
    Bonnes fêtes … co-vidées.

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  3. potteve

    Que ce soit une taxe kilométrique, un péage urbain, une « congestion charge », un système « HOV » (High Occupancy Vehicle, qui vise à encourager le co-voiturage en n’appliquant le péage qu’aux voitures comptant moins de 3 ou 4 passagers) ou encore le renchérissement massif du coût du parking en ville, peu importe au final. La seule mauvaise solution du point de vue de la pollution atmosphérique et sonore, des embouteillages et de la lutte contre le réchauffement climatique, c’est le statu quo, que semble défendre la Flandre et la Wallonie qui n’offrent pas de solution de rechange. Si on veut critiquer, il faut critiquer en proposant des alternatives valables.
    À mon sens, une fois passée la pandémie actuelle, l’avenir c’est principalement les transports individuels non-polluants (vélos, trottinettes, électriques ou non, etc.), les taxis abordables, et les transports collectifs (bus, tram, métro, train) de qualité, avec possibilité d’y embarquer aisément son vélo ou sa trottinette. Et non pas tant les voitures individuelles hybrides ou électriques, qui ne sont pas aussi « vertes » qu’on veut le croire.
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