On nous ment sur les hybrides rechargeables

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Les voitures hybrides rechargeables sont de plus en plus populaires à Bruxelles. Leurs propriétaires peuvent compter sur d’importants avantages fiscaux et elles aident les constructeurs à atteindre leurs objectifs en matière de CO2. Tout le monde est content. C’est donc en toute bonne foi que les Bruxellois et les navetteurs estiment être de bons citoyens en achetant ce type de véhicule.  Sauf que, ces émissions extrêmement faibles sur papier ne veulent pas dire grand-chose en pratique, car tout dépend de l’utilisation. Ce n’est qu’en rechargeant régulièrement la batterie et en effectuant de courts trajets, qu’il est possible d’atteindre les valeurs théoriques annoncées. C’est le très sérieux Moniteur Automobile qui le précise.

Tout cela se base sur les résultats des tests qui viennent d’être effectués par Emissions Analytics à la demande de l’organisation non gouvernementale Transport & Environnement (T&E). Pour eux, les chiffres d’émission inférieurs à 50 g/km sont une utopie, même si vous partez avec une batterie pleine. Toute la presse parle de ces chiffres fallacieux diffusés par les constructeurs, la RTBF évoque un nouveau scandale annoncé par T&E après celui du dieselgate.

Julia Poliscanova, directrice pour les véhicules propres chez T&E n’a pas de mots assez durs: « Les hybrides rechargeables sont de fausses voitures électriques construites pour des tests en laboratoire et des avantages fiscaux, pas pour le monde réel. Les gouvernements devraient arrêter de pomper des milliards de l’argent des contribuables dans les subventions pour ces voitures ». T&E demande que les super-crédits du quota européen de CO2 soient progressivement supprimés pour les VEHR en 2025 et 2030. Le rapport intégral d’Emissions Analytics est disponible ICI.

 

2 réflexions au sujet de « On nous ment sur les hybrides rechargeables »

  1. bernard gentil

    Oui on nous ment – c’est un artifice pour l’immunité fiscale, en effet.

    Dans des cas pareils on dit « les effets pervers sont plus importants que les effets espérés ».

    Du green washing en quelque sorte.

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  2. robertverstra

    … sans parler de la pollution créée par la production des batteries ni de l’inévitable épuisement des matières premières nécessaires.
    En fait, ces fausses voitures vertes ne font que délocaliser – en partie – la pollution.

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