Un contrôle social si absent

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Il doit avoir une vingtaine d’années. La démarche nonchalante, il monte dans le bus avec son masque autour du cou. Le message sonore résonne « Pour protéger les autres voyageurs et notre personnel, couvrez-vous le nez et la bouche … ». Rien n’y fait. Quelques voyageurs l’ont manifestement remarqué, mais regardent ostensiblement leurs chaussures ou se plongent dans la lecture de leurs messages. Silence. Dans notre environnement proche, n’avons-nous cependant pas tous une part de responsabilité dans le maintien de la sécurité collective ?

Géographe social et fin connaisseur de Bruxelles, Eric Corijn fait part de ses constats en matière de contrôle social à Bruzz, traduit ICI par DeepL. Il constate l’émergence d’un individualisme accru depuis le début de la crise. Les Bruxellois.e.s n’hésitent cependant pas à placer la responsabilité de la hausse des chiffres de contamination sur les seules décisions politiques. « Nous n’arrivons plus à nous réprimander les uns les autres». Cette attitude s’inscrit, selon lui, dans la forte individualisation de ces trente dernières années. En tant que Belges, nous avons une attitude plutôt réfractaire vis-à-vis des règles, il devient dès lors très difficile de rappeler à l’ordre ceux qui font cavalier seul durant cette crise sanitaire.

Eric Corijn constate aussi que, depuis quelques semaines, les infections se produisent principalement parmi la population jeune, qui n’en peut plus du désert culturel. Pour les plus de soixante ans à Bruxelles, le virus reste relativement absent pour l’instant – même s’il est à craindre que les jeunes contaminent bientôt leurs parents et grands-parents … Lors du premier confinement, on a aussi constaté qu’il était plus facile d’éviter la transmission du virus quand on dispose d’un logement qui permet de garder les distances physiques et qui dispose d’un accès à l’extérieur. Pas étonnant donc que le taux d’infection soit plus élevé dans les quartiers les plus pauvres de la ville, comme dans les pays à forte densité de population.

 

Une réflexion au sujet de « Un contrôle social si absent »

  1. LM

    Ce n’est pas de l’individualisme. Moi personnellement, je ne fais aucune remarque à quelqu’un qui porte mal son masque car je n’ai pas envie d’entendre la réplique “De quoi tu te mêles” et surtout je n’ai pas envie d’être tabassée… pour un masque… même si je connais l’importance du masque. LM

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