S’équiper face aux canicules

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« My God, quelle chaleur ! » répète Marcelle, du haut de ses 70 ans, comme une litanie tout au long du Marché au Charbon. L’expérience vécue en ville, en cette fin juin, doit être un signal d’alarme pour les urbanistes et le bouwmeester de Bruxelles. Notre Ville-Région continue à accorder et maintenir des permis pour des projets conçus il y a 10 ans, quand ce n’est pas au siècle dernier, sans imposer la végétalisation des bâtiments. Planter des arbres, multiplier les fontaines et les plans d’eau, encourager l’installation de balcons qui font de l’ombre et protègent de la pluie, subsidier l’installation de toitures vertes, récolter les eaux de pluie, sont des moyens simples et relativement peux coûteux pour créer des microclimats pour échapper aux chaleurs excessives. Comme à Saint-Nicolas, où la plus vaste Grand-Place du pays sera en partie végétalisée. La ville verte ne doit-il pas devenir un impératif ?

Lorsque la Ville de Bruxelles a confié au bureau Sum l’aménagement des boulevards centraux, des membres de la société civile ont suggéré, il y a près de 10 ans, de récolter l’eau des toitures dans des réservoirs souterrains, pour assurer l’arrosage automatique des plantations. Le bureau Sum s’est contenté de récolter l’eau – plus souillée – des voiries, prétendant qu’elle ne pouvait recueillir l’eau rejetée des toitures sans l’accord des propriétaires. Quand on sait que la Ville est propriétaire de plus de la moitié du bâti, cela n’aurait pas du être insurmontable. En attendant, des plantations meurent de soif sur les boulevards, à la place et au parc Fontainas et les fontaines sont alimentées en eau potable.

Pendant ce temps, Paris – qui dispose d’un vrai réseau d’eau non potable – limite les eaux pluviales qui peuvent être rejetées.  Anvers prévoit dès à présent un réseau de canalisations d’eau non-potable pour se protéger contre la sécheresse. « Nous avons largement assez d’eau, dont la qualité est suffisante pour les fontaines et les parcs. Nous utilisons 27 milliards de litres d’eau à Anvers, et il s’agit avant tout de l’eau du robinet ». Waterlink y expérimente  une épuration en bas de chez soi. La commune de Forest vient aussi de se lancer dans la récupération des eaux de pluie . Inutile de courir très loin pour trouver de l’inspiration.

La fontaine de la porte de Ninove et l’ombre propice de la forêt urbaine face à la cathédrale


2 réflexions au sujet de « S’équiper face aux canicules »

  1. LM

    Oui, des arbres et aussi des fleurs, partout ! Tout petit terrain libre en région bruxelloise devrait être pensé végétal et non minéral. La place de Brouckère, et les Grands Boulevards au centre-ville, c’est raté. J’aime ma ville et ma région mais je n’aime plus le centre-ville car il est vraiment vilain et pas suffisamment ni joliment végétal ! LM

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