Traiter les malades plus tôt

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Alors que la plupart des personnes contaminées par le Covid-19 sont sans symptôme ou présentent des symptômes légers, à Bruxelles – comme dans le reste du pays – les efforts se sont essentiellement concentrés sur les malades qui développent une pneumonie grave, éventuellement compliquée par une réaction inflammatoire excessive, qui impose un traitement lourd en hôpital. La première ligne, que constituent les médecins généralistes et les laboratoires de ville, ont tardé à être mobilisés et équipés par le gouvernement pour dépister et développer une prise en charge aux premiers stades de la maladie. En hôpital, si 12.980 personnes contaminées sont sorties guéries, 8.415 sont rapportées décédées. On ne peut s’empêcher de se demander si on aurait pu faire mieux.

Comme il n’existe pas encore de traitement spécifique confirmé, des médecins testent les effets sur le Covid-19 de médicaments utilisés de longue date dans d’autres affections, dont on sait qu’ils sont suffisamment sûrs et qui seraient surtout efficaces en début d’infection. Certains laboratoires sont même disposés à les offrir. En attendant, lorsque des vies sont en danger, ne faudrait-il pas qu’un généraliste puisse soigner ses patients avec l’un ces traitement, même si toutes les preuves requises ne sont pas encore réunies ? Dans une Opinion publiée par La Libre, le Dr Maskens plaide « pour que l’on mise davantage sur l’application des traitements potentiels dès les premiers stades de la maladie ». Finalement, il s’agirait à la fois d’éviter des dégradations, de désengorger les hôpitaux et de sauver des vies. Avec davantage de tests, cela pourrait même permettre de lever certaines mesures de confinement devenues inutiles.

La BBC (en français) fait le point ICI sur les recherches actuellement en cours. Le Monde épingle cependant un manque de coopération européenne pour les essais cliniques Discovery. Cela, alors qu’un traitement efficace – plus rapidement disponible qu’un vaccin – permettrait de faire du coronavirus une maladie presque banale et ne justifierait plus le confinement et les pertes de libertés qui ont frappé la quasi totalité de la planète.

>>>  pour rappel l’analyse fouillée de l’anthropologue de la santé suisse Jean-Dominque Michel

 

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