Bruxelles: territoire des machos ?

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Selon cet article de Bruzz, traduit en français par DaarDaar, les cas d’intimidation sexuelle et de harcèlement se multiplient pendant le confinement. Comme d’habitude, la plupart des signalements ne se font pas auprès des forces de l’ordre, mais sur les réseaux sociaux. « La situation dans la capitale était déjà critique, elle est devenue insupportable », témoignent jeunes femmes et adolescentes.

Ce n’est pas mon sentiment, mais je ne suis pas une femme. Comment expliquer cette augmentation des cas ? Les femmes sont-elles plus irritables à cause de l’isolement ? L’arrivée du printemps joue-t-elle sur les comportements de ces messieurs ? Les enquiquineurs profitent-ils de l’absence de contrôle sociale pour se défouler ?

Selon Frank Overwalle, professeur de psychologie sociale, la solitude et l’isolement peuvent nous rendre plus irascibles. Le printemps peut aussi jouer un rôle sur les hormones. Par ailleurs, le contrôle social est fortement réduit, ce qui peut avoir un effet désinhibant chez certains, même si parallèlement, la présence policière a augmenté. « Le catcalling (1) est un phénomène relativement ancien, qui nous rappelle que l’homme est un animal. « Sur le plan strictement biologique, le mâle utilise cette technique pour attirer la femelle. Mais notre culture rejette ces pratiques, jugées inconvenantes, en raison de l’égalité des sexes à laquelle nous aspirons ».

(1) Le catcall consiste à aborder une personne (de genre féminin la plupart du temps) dans l’espace public et de manière non sollicitée avec des commentaires à charge sexuelle. Au Québec certains se demandent si le catcalling ne devrait pas être illégal.

 

Une réflexion au sujet de « Bruxelles: territoire des machos ? »

  1. mtdpt

    Les personnes qui continuent à sortir (trainer) dans la rue sont plus souvent celles qui vivent dans des petits logements, et on continue à voir des groupements de jeunes hommes qui fument et « tournent en rond ».
    Ce n’est pas nouveau mais plus visibles, car les autres passants sont absents. Et ces jeunes hommes ne sont pas toujours les plus civils avec les femmes.
    Faute de controle social (et peu de controles policiers, malgre ce que les annonces dans la presse voudraient nous faire croire), les incivilités sont bien présentes, et l’inconfort des femmes dans la rue augmente, car il n’y a personne pour réagir.
    La capacité à respecter la distanciation dépend aussi du contexte. C’est plus facile de rester enfermé dans une maison avec jardin qu’à 6 dans un 2 pièces…
    Venez voir le confinement à St Josse 🙂
    Pas si confiné que ça…

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