Happy Monday: une ville sauvée par le vélo

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A Bruxelles, les vélos « dérangent ». Ils ne font pas (encore) partie de la culture urbaine et l’indiscipline d’un trop grand nombre de cyclistes contribue à cette image parfois trop négative.
A Copenhague – ville cycliste exemplaire – 49 % des trajets pour se rendre à l’école et au travail se font aujourd’hui à bicyclette (contre 36 % il y a 10 ans). Bien sûr, la ville est absolument plate, mais le climat froid, pluvieux et venteux aurait pourtant eu de quoi en décourager plus d’un.

Alors que la plupart des villes se sont adaptées à la voiture, Copenhague s’est concentrée depuis des années sur la sécurité et le confort des cyclistes, en créant des voies séparées des voitures dans chaque rue. À mesure que le cyclisme suscitait l’intérêt de la population, l’amélioration de l’infrastructure est devenue une réelle préoccupation politique prioritaire.
Lorsqu’il neige à Copenhague, les pistes cyclables sont déneigées en premier. Le vélo, c’est être libéré des bus et de leurs arrêts fréquents. C’est éviter d’avoir à se soucier de l’endroit où garer sa voiture. C’est permettre à chacun de bien maîtriser ses heures de départ et d’arrivée.

L’excellent article – et les photos suggestives – que le New York Times consacre à la ville du vélo, fait penser à la cité de l’avenir. Nous en résumons le texte ICI en français.
Copenhague, une ville qui prévoit une place pour chaque type d’usager de l’espace public, comme la photo de Betina Garcia le démontre parfaitement. Le reportage souligne aussi comment la population et l’industrie se sont adaptés à cette nouvelle donne. On y voit des véhicules cargo et des vêtement pour toutes les situations et tous les climats. L’espace public libéré grâce à l’usage intensif du vélo se trouve ainsi plus disponible aux usagers des transports en commun et aux personnes qui ont absolument besoin d’une voiture. Une image souriante de l’avenir de la ville. Une ville plus apaisée, plus respectueuse de tous et plus durable.

Une réflexion au sujet de « Happy Monday: une ville sauvée par le vélo »

  1. potteve

    Copenhague (où habitent et travaillent mes 2 filles aînées) est effectivement une ville fabuleuse pour les cyclistes.
    Et, contrairement à ce que beaucoup croient, ce réseau cyclable n’a pas été conçu et mis en oeuvre et développé parce que Copenhague était une ville riche mais bien au contraire parce qu’elle avait un problème de budget très maigre pour la mobilité.
    Un bémol cependant dans l’apologie de la mobilité douce à Copenhague : jusqu’au début des années 70 Copenhague avait un réseau dense de tramways datant du 19ème siècle, qui a été démantelé en 1972 pour faire plus de place aux… voitures. Et Copenhague a préféré ensuite construire un métro (sans conducteur) qui est devenu opérationnel au début des années 2000 et a fini par coûter les yeux de la tête. Les urbanistes danois s’accordent pour dire qu’il eut été moins coûteux de réhabiliter et moderniser le réseau de tramways.
    Ce qui nous renvoie au contexte bruxellois et l’obsession du développement du métro chez bon nombre de décideurs.
    Plus d’info ici (en anglais seulement) : https://en.wikipedia.org/wiki/Trams_in_Copenhagen.

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