Des partis pour représenter les Bruxellois ?

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Pas à pas, la nécessaire constitution de partis bruxellois multilingues, initiée déjà en 2008 par Pro Bruxsel, semble progresser. Des élus bruxellois, de partis flamands et francophones, commencent à prendre leurs distances avec les diktats de leurs états-majors communautaires. Sven Gatz et Guy Vanhengel de l’Open VLD bruxellois en ont donné un brillant exemple, en ayant eu le courage de résister aux pressions insistantes de leur présidente de parti communautaire, qui empêchaient la formation du nouveau gouvernement bruxellois. Cette excellente analyse de Vincent Rocour dans La Libre y voit la marque d’une tendance lourde: l’émancipation bruxelloise.

En se présentant sous le sigle « One Brussels », Pascal Smet a pris ses distances avec le SP.A et Ans Persoons avait fait de même aux communales sous le nom « Change ». Tous deux ont introduit des francophones dans leurs listes. Le PS de la Ville avait déjà introduit des Bruxellois néerlandophones dans les siennes et les élus socialistes bruxellois n’ont pas caché leur agacement suite aux pressions exercées par leur – très peu bruxelloise – présidente régionale Laurette Onkelinx. Sans doute, Céline Fremault n’a-t-elle pas dû trop apprécier non plus, le coup de poker de Benoît Lutgen, son président au cdH ? Même Het Nieuwsblad (traduit en français par DaarDaar) évoque ICI la naissance d’une identité bruxelloise qui « ne doit pas attendre l’approbation des belles-mères des deux côtés de la frontière linguistique pour se donner de nouvelles structures, autonomes et simples ». Déjà en 2013, Elke Van den Brandt – aujourd’hui vice-présidente du gouvernement bruxellois – publiait une tribune libre à ce sujet dans De Tijd.

Un lecteur de ce blog écrit: « Une chose me frappe, la plupart des acteurs du changement bruxellois en cours … sont des lecteurs de ce blog, véritable perfusion ininterrompue d’identité bruxelloise en goutte à goutte ! Un autre ajoute :  «  Je pense effectivement que le blog d’Yvan Vandenbergh, par son contenu comme par son ton, est crucial dans le “percolage » d’une vision cohérente, lucide et enthousiasmante de l’avenir de Bruxelles. » et il en donne ICI des exemples très révélateurs. Ainsi donc se pourrait-il que je ne travaille pas tout-à-fait en vain ?

Quels partis oseront-ils se rassembler sur base régionale plutôt que linguistique ?

3 réflexions au sujet de « Des partis pour représenter les Bruxellois ? »

  1. henrivandenberghe

    Ik zou zeggen: « Eindelijk »!!! Eindelijk wordt BRUSSEL een ‘grote jongen’ (het spijt me dames, maar je kan Saint-Michel bezwaarlijk een ‘groot meisje’ noemen).
    Toen ik bij de Stad Brussel (in 1975) werd aangeworven als allereerste Jeugdanimator, was er wel al een vooruitstrevende Echevin de l’Instruction Publique et de la Jeunesse, Edouard Klein (« Voyez Grand, Votez Klein » was zijn slogan). Toen hadden ze zelfs een tweetalige Schepen voor Onderwijs aan de Stad Brussel /;-)
    Maar ik was van de Nederlandse « taalrol » en mijn kennis van het Frans (niveau 1+ op het Selor examen), naast mijn diploma voor Germaanse Filologie (in 1971 afgestudeerd als Licentiaat – wat men nu ‘Master’ noemt – Letteren en Wijsbegeerte aan de VUB – toen nog op de Campus van de ULB) bleek niet voldoende te zijn om me te vrijwaren van communautaire strubbelingen. Omdat sommige Brusselse politici het telkens weer eens waren over « Vous comprenez bien qu’il ne nous est pas possible de nommer un Flamand à la tête du Service de la Jeunesse » heb ik driemaal die mogelijke promotie aan mij zien voorbijgaan.
    Dat deed pijn ! Dat laat ook littekens achter !!!
    Maar … het heeft nooit een schaduw geworpen op mijn werk, op mijn activiteiten.
    Alors que mon travail consistait à gérer une équipe d’animateurs d’origines diverses qui s’occupaient des « p’tits crapuleux de ma strôtje », aussi bien dans les quartiers du centre de Bruxelles Ville, qu’à Laeken, qu’à Neder-Over-Heembeek, qu’à Haren … et que 90% des communications se faisaient en Français … heb ik – na mijn officiële werkuren – het festival BROSELLA opgericht in 1977. Het werd een ècht Brussels evenement, met in zijn/haar DNA een brede meertaligheid. En vanaf 1986, werd er samen met « De Vrienden Van Brosella » (vzw) en « Les Amis De Brosella » (asbl) steeds meer aandacht besteed aan het « Brusselse Karakter » van BROSELLA. Ik kondigde de artiesten aan in het Nederlands, Frans, Engels, Brussels (dialect), zonder te vertalen; ik weerlegde alle zure opmerkingen van Vlamingen die opperden dat ik « te veel Frans had gesproken » en van Franstalige Brusselaars die zegden « que j’avais trop parlé le Flamand » door hen te zeggen dat er achter het podium geen weegschaal stond om mijn geïmproviseerde presentaties vooraf te wegen op hun FR/NL/BXL/ENG gehaltes en dat het zelfs niet haalbaar was om rekening te houden met de percentages van de subsidies die we (met plezier en dankbaarheid) mochten ontvangen van de verschillende gemeenschappen die België “rijk” is. In die beginjaren van BROSELLA was mijn enige maatstaf « als ik evenveel klachten en gezaag hoor van Vlamingen als van Walen, dan zit ik goed ». Het is ondertussen al enkele jaren geleden dat ik opmerkte, dat ik geen « communautaire klachten » meer kreeg. Ik vond dat een zeer positieve evolutie!
    En 2007 j’ai pris ma retraite à la Ville de Bruxelles.
    In 2017 heb ik ook de fakkel doorgegeven bij BROSELLA, door mijn ontslag in te dienen als General Manager (without fee).
    Dit en vorig jaar heb ik als gewoon lid van het publiek genoten van het BROSELLA FESTIVAL … en ik zag da het goed was … que les équilibres importants dans ADN du festival étaient respetés, aussi bien au niveau communautaire, au niveau des générations, au niveau diversité du public …
    C’est dans ce genre d’activités culturelles ou simplement événementielles que l’on peut au mieux reconnaître l’identité de BRUXELLES.
    Merci Yvan VANDENBERGH pour ton apport quotidien à ce genre de réflexions !!!
    See You Soon … Somewhere in Brussels …
    Henri VANDENBERGHE

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  2. mtdpt

    Merci Yvan, effectivement je confirme que tu ne travailles pas du tout en vain 🙂
    Alors que les institutions et le poinds democratique relatif de Bruxelles en ont fait pendant longtemps une variable d’ajustement des partis nationaux, et une vache a lait fiscale, les evolutions politiques et le comportement des partis wallons et flamands font qu’une montee du fait Bruxellois eest inevitable. Riche de sa multicultularite, la langue ne definit pas un Bruxellois, qui se reconnait souvent plus par son attachement a la ville, et justement le fait qu’elle est nourie de sa richesse multilingue (tres au dela de la bipolatirte francophone/neerlandophone). Une grande question reste, etant donne les complexite consitutionelles et le petit nombre de bruxellois (10% du pays…), la possibilite qui peut etre ouverte lors des prochains rounds institutionels, de faire vraiment s’aligner les prerogatives de la region sur les deux autres (transferant a la region les pouvoirs actuels de communautes, implifiant les CO-trucs co geres par l’exterieur). Ne devra pas non plus etre sans cesse repouse la problematique des moyens (avec les gentils flanmands financants les chomeurs bruxellois), en taxant les travailleurs et societes la ou elles sont implantees. On s’appercevra alors que les deux Brabans siphonnent la richesse produite dans la capitale, et les problemes de refinancement, etat des infrastructures, capacite a developper ecole, transports en communs, proprete, insertion des primo arrivants… ne serons plus qu’un souvenir.
    Combien de temps pour cela, l’avenir nous le dira. En attendant, ne laches rien, ton blog est du baume au coeur pour ceux qui croient a cette evolution de notre ville / region.

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  3. Philippe Van Parijs

    Très bien, en effet, cette analyse de mon ex-voisin Vincent Rocour. Son dernier paragraphe est crucial pour le devenir de la Belgique. Bart De Wever a expliqué qu’il a du réviser à la baisse son point de vue sur les potentialités de l’UE et de ce fait ne croit plus à la fin de la Belgique. Il ne tardera pas à réviser à la hausse (si ce n’est pas déjà fait) son point de vue sur les potentialités de la RBC et de ce fait renoncera au confédéralisme. (Le conféralisme à deux intéresse la Flandre parce qu’il maintient son contrôle sur Bruxelles, pas le confédéralisme à trois). Dans le même sens, voir ce passage dans ma CB dans LS et DS dyu 18/6/2019 :

    « Ensuite, pour ceux qui croient qu’une communauté politique doit être linguistiquement homogène, Bruxelles est manifestement un gros problème. Faute de prôner une francisation intégrale de Bruxelles — ce qui serait la solution la plus évidente —, ils ont été acculés à imaginer des formules aussi biscornues que l’obligation pour chaque Bruxellois de se définir comme Flamand ou Wallon, avec les droits et devoirs politiques, sociaux et fiscaux qui y sont associés. Ne fût-ce qu’à la lumière de la régionalisation des allocations familiales, je doute que quiconque prenne cette formule au sérieux. Bien sûr cette région n’a pas vocation à devenir une nation. Elle est et restera plus multiculturelle et multilingue que ses deux voisines. Mais au nom de quoi pourrait-on exiger des Bruxellois qu’ils renoncent à former un « peuple », au même titre que les Flamands, les Wallons et les Ostbelgier ? Or, comme Bart De Wever l’observait à juste titre : “La difficulté est de trouver une solution qui convienne aux Bruxellois parce qu’à un moment donné ils auront une voix au chapitre» (Humo, 21 décembre 2010). Si un jour « confédéralisme » il y a, ce sera un confédéralisme à quatre. »

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