Un nouveau boulevard urbain

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Le gouvernement bruxellois a donc décidé d’en finir avec le viaduc Herrmann-Debroux, il ne sera pas aménagé en promenade verte mais un projet de démolition sera mis à l’enquête publique à l’automne. Cette mesure cadre avec la volonté  de la Région de réaménager les autoroutes entrant vers Bruxelles en boulevards urbains. Le gouvernement avait déjà décidé de déclasser les tronçons bruxellois de l’A12 à Neder-Over-Hembeek et de la E40 à Reyers. L’avenue Charles Quint qui mène vers la Flandre fera également l’objet d’un réaménagement afin de donner plus de place aux transports publics.

La Libre livre ICI plus de détails et de belles simulations sur la démolition du viaduc Herrmann-Debroux, qui laissera la place à un boulevard urbain verdurisé  avec plus de place laissée à la mobilité douce. Didier Gosuin (Défi). “Le fait de réaménager le viaduc en boulevard urbain est un moyen de lutte contre la congestion automobile dans Bruxelles et cela va améliorer le cadre de vie des habitants d’Auderghem, qui vont certes subir les conséquences du lourd chantier, mais c’est un mal pour un bien. Par ailleurs, plusieurs alternatives vont voir le jour afin d’inciter la population à délaisser leur voiture à l’entrée de Bruxelles”.

Pour faire face aux 35 000 navetteurs qui empruntent encore le viaduc chaque jour, le gouvernement va lutter contre les voitures sans passagers et projette la construction d’un parking de dissuasion de 1 500 places situé du côté du centre sportif de l’Adeps, ainsi que la prolongation de 1,2 km du tram 8, qui sera prolongé en site propre de Roodebeek vers Rouge-Cloître. Le viaduc sera donc démoli dès que le parking et la ligne de tram seront en place, ce qui prendra environ cinq ans. Avec les obtentions de permis et les appels d’offres, la démolition ne devrait donc survenir que dans environ dix ans.

 

4 réflexions au sujet de « Un nouveau boulevard urbain »

  1. Francois Carton

    Bravo M. Vandenbergh ! Mille fois d’accord …
    Et puis-je me permettre de rappeler à M. Van Buggenhaut que l’économie doit être au service de l’homme et non l’homme au service de l’économie …

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  2. potteve

    Je me rends régulièrement en Allemagne ainsi qu’au Danemark (où mes 2 filles aînées ont étudié et vivent et travaillent). Dans les grandes villes allemandes et danoises, le centre-ville est « voué » aux piétons et aux cyclistes. Les jeunes gens ne se déplacent quasiment qu’à vélo (je n’ai pas vu de trottinettes – peut-être sont-elles interdites?). Devant les écoles il y a toujours des centaines de vélos et de range-vélos. Il y a bien entendu des vélos partagés et même, à Copenhague, des vélos-taxis, et on croise de très nombreux vélos-cargos (inventés par les squatteurs de la ville libre de Christiania, inspirés par les triporteurs d’antan), où l’on entasse pêle-mêle ses enfants, son chien, sa grand-mère et ses emplettes. Les rues commerçantes du centre-ville ne désemplissent pas, les restos et les cafés ont de grandes terrasses où l’on peut consommer sans devoir respirer les gaz des pots d’échappement. Et, s’il est vrai que Copenhague est plat, il y a toujours beaucoup de vent et souvent de la pluie (ce qui ne semble décourager personne d’ailleurs). Le stationnement à Copenhague, tant en voirie que dans les parkings publics et privés, est hors de prix, mais il y a des bus, un métro (sans conducteur, mais avec contrôleurs), des bus, et un excellent réseau ferroviaire RER (avec de multiples wagons pour les vélos) qui dessert efficacement la grande banlieue de Copenhague et une bonne partie de l’île du Sjælland. Dans les villes allemandes, les centre-villes sont quasi toujours piétonniers et bien desservis par des trams; les trains ont tous des wagons pour vélos, et les gares ont d’énormes parkings pour vélos. Pour ceux qui pensent que c’est la réduction du trafic automobile qui ruine l’économie, je recommande vivement de lire l’essai « Énergie et équité » du penseur autrichien Ivan Illich, disponible en ligne (http://1libertaire.free.fr/IvanIllich04.html), qui dit en substance tout le contraire: chaque fois que la vitesse des moyens de transport s’est accélérée, il en a résulté une destruction de l’économie locale.

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  3. Marc Van Buggenhaut

    Dix ans pour faire de Bruxelles un désert économique voué au vélo et à la trottinette, mais avec de jolis arbres ? Merci les bobos.

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    1. Yvan Vandenbergh Auteur de l’article

      Je ne pense pas que Didier Gosuin et les autres ministres régionaux puissent être assimilés aux personnes que vous qualifiez de manière assez méprisante de « bobos ». La ville ne doit elle pas être avant tout un lieu de vie sain et convivial pour tous ses habitants ? et non une ville d’usage livrée aux appétits sans fin de la consommation ? Bruxelles ne se trouve-t-elle pas devant la tâche immense de mettre fin au « tout à l’auto » des années 60 ? Cela ne devrait pas ruiner l’économie qui s’adaptera et cela pourrait même générer des emplois non délocalisables.

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