Soulèvement

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Des lycéens se mobilisent dans les rues de Bruxelles pour une loi climat, des petits bruxellois réclament un air pur à l’école, des gilets jaunes se révoltent en France et en Belgique pour des revenus décents, des féministes poursuivent leur combat pour l’égalité et ont fait la grève pour la première fois le 8 mars 2019, des hébergeurs et des hébergeuses de migrants ne désarment pas, des bénévoles nettoient la gare du Nord à la place des pouvoirs publics … Toutes ces luttes s’inscrivent dans l’urgence d’un monde qui bouge pour le meilleur ou pour le pire. Leurs messages sont-ils entendus, des solutions sont-elles apportées ?

Des hommes et des femmes se soulèvent quand ils en ont assez d’être assujettis.
La nature se soulève quand elle est maltraitée : des ouragans, des tsunamis, de la sécheresse. Anne Grauwels signe un éditorial sur le soulèvement, la révolte.

« Révolte » dit-elle, car comme Sartre, nous pensons qu’on a toujours raison de se révolter, et parce que le mot évoque un retournement de situation, un bouleversement, un mouvement soudain qui vient nous surprendre, qu’on n’attendait pas spécialement et qui semble pourtant s’inscrire dans la durée. S’ils se soulèvent, « c’est qu’ils n’ont pas l’intention de se rasseoir dans l’immédiat » (1).

(1) Judith Butler dans Soulèvements, Gallimard / Jeu de Paume, Paris, 2016, p. 24

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