Langues: solution gagnante

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La Région de Bruxelles-Capitale est bilingue (français/néerlandais), contrairement à la Wallonie et la Flandre, qui sont des Régions unilingues. A Bruxelles, l’enseignement de la deuxième langue officielle n’est donc pas une option mais une obligation dès la 3ème primaire et jusqu’à la fin du secondaire. Force est de constater qu’après 9 ans d’étude les résultats sont le plus souvent décevants, en tout cas côté francophone.

Quelle est la cause de cette situation ? Selon l’article de Bruzz, une pénurie de professeurs de néerlandais en Communauté française. Ne s’agirait-il pas aussi d’un manque d’intérêt de la part des jeunes et de la formation ou de la faible motivation d’un certain nombre de « régents germaniques » qui doivent enseigner dans plusieurs écoles pour avoir un horaire complet ? Qui aimeraient plutôt enseigner l’anglais ou l’allemand ? Qui enseignent parfois le néerlandais sans trop de conviction … en attendant d’avoir un poste dans une de ces deux autres langues ? Pas vraiment très motivant.

La solution est cependant à portée demain: que la Communauté flamande fournisse des professeurs de néerlandais aux écoles francophones de Bruxelles et inversement pour la Communauté française. Non seulement les jeunes Bruxellois francophones et néerlandophones bénéficieraient tous de « native speakers » qui maîtrisent bien la langue et seraient désireux de partager leur amour pour cette langue et sa culture. Capables de chanter, de rire, de jouer, de débattre dans la langue à apprendre. Une formule résolument gagnante à côté des classes d’immersion si peu nombreuses à Bruxelles et pourtant très attractives.

Alors que c’est déjà d’actualité avec la Communauté germanophone, pourquoi cela ne se pratique-t-il pas davantage entre les Communautés française et flamande ? parce que les salaires ne sont pas les mêmes dans les deux Communautés. Ne suffirait-il pas que chaque Communauté continue à payer ses profs en  » mission «  à Bruxelles, voire avec l’octroi d’une prime d’encouragement. Des obstacles côté syndicats et l’administration ? Alors, que personne ne vienne s’étonner et se plaindre de constater que les jeunes Bruxellois ne sont pas bilingues … ou préfèrent apprendre l’anglais.

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