Des salaires plus élevés qu’annoncé

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La moyenne des salaires des Bruxellois est bien plus élevée que ne laissent croire les tableaux de Statbel. J’avais déjà attiré votre attention sur le fait que les salaires des Bruxellois résidant en périphérie n’étaient pas comptabilisés dans ces statistiques. Philippe Van Parijs réagit en détaillant le phénomène (1) et en mentionnant aussi les fonctionnaires internationaux et les diplomates, qui bénéficient de salaires confortables et paient évidemment des impôts dans leur pays d’origine, mais pas chez nous.

Il poursuit en écrivant « Ce n’est pas parce que ces revenus échappent à l’IPP belge (donc aux additionnels régionaux et communaux) et de ce fait aux statistiques aisément collectables qu’ils n’existent pas. Au minimum, pour avoir une comparaison sensée, on devrait enlever du dénominateur une estimation du nombre de fonctionnaires internationaux et de diplomates résidant dans chaque région ».

Il joint également une carte blanche, publiée en 2010 dans le Soir et De Standaard, où il attire l’attention (en page 2)  sur la triple spécialisation démographique de Bruxelles (qui se distingue de la Flandre et de la Wallonie). C’est essentiel, selon lui, pour bien interpréter les données – et surtout pour penser l’avenir de Bruxelles et du pays.

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(1) Les allocation familiales et les revenus d’intégration ne sont pas inclus dans les salaires collectés, mais ce biais est dérisoire par rapport à la non-prise en compte des dizaines de milliers de Bruxellois qui “gagnent lourd”, souvent même très lourd, mais dont le revenu n’est pas soumis à l’IPP fédéral belge. Au fil du temps, les “eurocrates” et autres diplomates et fonctionnaires internationaux sont proportionnellement de plus en plus nombreux à habiter dans la RBC (notamment en raison de la réduction de la taille moyenne de leurs ménages) et en plus, beaucoup d’eurocrates (généreusement) pensionnés continuent à résider à Bruxelles. Le résultat est, dans les « beaux quartiers », l’éviction de contribuables belges aisés (décédés ou partis en périphérie) remplacés par des ménages encore plus aisés, mais dont le revenu déclaré, étant nul, “appauvrit” la population bruxelloise dans les statistiques.

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