Non, il n’y a pas de planète B

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« On peut parler de possible fin du monde «.  Aurélien Barrau, un astrophysicien de renom, qui a signé la pétition de 200 personnalités, dont je vous ai parlé récemment, a enflammé les réseaux sociaux avec un discours lucide et saisissant – repris par La Libre – sur le réchauffement et la responsabilité de l’humanité dans sa propre destruction. Il ne s’agit plus ici du futur de Bruxelles, mais du futur de notre planète.

Cela fait depuis hier que je me demande ce qu’il faut que je vous dise en trois paragraphes à la lecture de la synthèse du rapport du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) et des très nombreuses réactions lues dans la presse, dont je ne vous livre ICI qu’une sélection. Après la mise en garde solennelle du secrétaire général de l’ONU du 10 septembre, ce rapport peut se résumer ainsi: le changement climatique évolue beaucoup plus vite que prévu et le temps qui nous reste pour le limiter n’est plus que de 15 ans maximum. Trois jours plus tard, on n’en parle déjà plus. D’autres priorités reprennent le dessus, alors qu’elles n’auront plus lieu d’être si la maîtrise de l’évolution du climat, dont nous avons les moyens, n’est pas prise à bras le corps par les dirigeants politiques, par les financiers, par les industriels et par la population. C’est affolant et pour certains décourageant lorsqu’ils se demandent ce que nous laisserons à nos enfants.

Si Merkel et Macron veulent accélérer le mouvement, si l’Europe les suit ou les précède, la Chine, l’Inde ou l’Australie pourraient bien suivre. Les pays les plus riches du monde sont les premiers responsables de la crise climatique et ce sont les pays les plus pauvres et les populations et communautés les plus vulnérables en ressentent les effets les plus graves. Mais il va falloir que chacun de nous accepte, de bon gré, de renoncer à une part non négligeable de son mode de vie, accepte une perte de confort ou de liberté, s’il veut éviter pour lui et la génération à venir, des épisodes caniculaires qui iront jusqu’à nous empêcher de sortir de chez nous, comme décrit dans ce  bref extrait. Il va falloir tenter de vivre mieux avec moins, avec d’autres indicateurs de bonheur que le taux de croissance. Je vous raconterai lundi comme Paris et Tokyo ont réagi plus vite que nous à la canicule qu’ils ont connue cet été.

Photo La Libre

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