Où construire des logements sociaux ?

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Faute d’arriver à agir sur le niveau des salaires les plus bas et de proposer des revenus de remplacement décents, il faut construire des logements sociaux abordables pour ces milliers de personnes dont les revenus ne permettent pas de se loger sur le marché immobilier privé. Sans cela, ils viendront accroître le nombre de personnes et familles sans domicile fixe.

L’intervention radicale d’Els Ampe  (Open VLD) contre la construction de nouveaux logements sociaux à Bruxelles en a indigné plus d’un. Mais n’a-t-elle pas raison de dire que ce n’est pas au centre-ville (ni à Molenbeek) qu’il faut les construire, si l’on veut des quartiers mixtes et des populations scolaires mixtes ? Cela suppose donc de construire et d’entretenir du logement social de qualité (voyez Floréal et Le logis à Boitsfort) dans des communes où il n’y a pas de logement social ou si peu.

Vous lirez ICI les déclarations catégoriques d’un nouveau candidat MR à Woluwé Saint-Pierre, qui s’oppose à la construction de logements sociaux dans sa commune et préfère maintenir un confortable « entre-soi ». Il n’est pas le seul.

La Région va-t-elle devoir imposer un pourcentage de logements sociaux de taille moyenne répartis dans chacune des communes, pour éviter la formation de ghettos – de riches ou de pauvres – qui alimenteront des viviers pour un certain clientélisme politique ?

4 réflexions au sujet de « Où construire des logements sociaux ? »

  1. de Potter Véronique

    J’ai habité pendant 20 ans une cité-jardin des années 20-30 (à côté de l’ancien cimetière de Schaerbeek, devenu un parc et un complexe sportif), un quartier composé de petits maisons avec jardin destinés à des propriétaires de la classe moyenne et de petits immeubles de logement sociaux sur 3 niveaux. Cette mixité sociale n’a jamais posé de problèmes; les nuisances provenant plutôt des agrandissements incessants de l’école communale et des parents y conduisant leurs enfants, d’une part, et de colocations bruyantes de jeunes gens très fêtards, d’autre part. Il me semble qu’il est crucial de prévoir un bail et un règlement intérieur suffisamment contraignants pour les logements sociaux, sanctionnant effectivement les incivilités de toutes sortes (déchets, tapage, etc.). Il convient de se rappeler qu’on peut se retrouver dans un logement social par suite d’aléas imprévisibles de l’existence ( perte d’emploi, divorce ou décès du conjoint, maladie, handicap) et non pas nécessairement parce qu’on est mal élevé, alcoolique ou violent.

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  2. FC

    Oui ! Il faut que la Région impose des quotas de logements sociaux pour chaque commune. Pas question de se retrouver avec une situation explosive « à la parisienne » …

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  3. Matthieu

    Alors que dans certains quartiers, la gentrification inquiete les habitants « historiques », en raison d’une hausse des loyers et des prix, d’autres s’effraient de l’arrivée de logements sociaux.
    En parallele des quartiers (ou certaines communes) entiers deviennent (restent) des enclaves appauvries, repoussoir pour la classe moyenne, qui quite donc la region pour la periphérie.
    Des logements sociaux bien intégrés dans des communes « confortables » (ou encore mieux des logements mixtes, imposants des % age d’appartement à loyers sociaux dans les nouvelles constructions), permettent un mélange bénéfique.
    Des investissements accrus des communes et region (rendre attractif les endroits qui doivent s’améliorer) dans des quartiers aujourd’hui défavorisés est indispensable (voir St Josse en travaux depuis 2 ans, tous les commerces ferment, alors que la situation entre le centre et le quartier Europeen serait un vrai atout de developement).
    Une grosse partie des activites d’amelioration equilibrée n’est en fait possible qu’avec une vraie volonté politique, qui à l’evidence manque, ou avec la consolidation des communes. Le budget communal dependant du revenu des habitants, un paquet commun ou les budgets plus confortables de Boiffort permettraient à St Josse de sortir du tiers monde des travaux infinis, routes défonsées et logements decrepis.
    Le laisser aller des autorites quand aux logements en mauvais etat et autres marchands de sommeil encourage des proprietaires a conserver des biens en etat (tres) moyens, plutot que les forcer à rénover (ou vendre).

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