Un clergé islamique ? Non, merci !

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L’islam enseigne qu’il n’y a besoin d’aucun intermédiaire entre le croyant et Dieu. L’islam n’a donc pas de clergé. Un groupe de personnalités de culture musulmane s’insurge contre un « Exécutif des musulmans » dont le projet se profile – selon eux – chaque jour de façon plus claire: l’instauration d’un « clergé islamique » qui bénéficie de l’appui décisif de l’Etat belge qui l’assimile aux autres religions reconnues. Cette posture politique s’oppose à toutes les luttes libérales et progressistes dont l’objectif fut d’extirper les individus de l’emprise des clergés en faveur du libre examen et de la liberté de conscience.

Dans une carte blanche publiée par Le Vif, ils rejettent ce qu’ils considèrent comme un modèle normatif et d’imposition d’une pensée présentée comme majoritaire, sur d’autres toutes aussi légitimes. Ils refusent la dépendance intellectuelle, l’instauration d’un contrôle social, la mise sous tutelle d’une « communauté » et le fait de s’accaparer l’expression musulmane

« Non, Monsieur Echallaoui, ni vous, ni votre Exécutif des musulmans ne ferez écran entre l’Etat et ses citoyens que nous sommes. Il est temps, pour vous, de respecter une citoyenneté pleine et libre contre toute emprise religieuse ou communautaire ». Chacun est libre de penser par lui-même et son islamité ne dépend d’aucune structure.

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