A propos de nos besoins essentiels

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Commentaire suite à l’article De quoi avons-nous besoin ?
 » J’imagine que ce sociologue juge indispensable d’abattre un arbre pour imprimer son livre et de brûler du pétrole pour le distribuer … On pourrait en rire si ce genre de réflexion ne portait inévitablement en germe un projet totalitariste. »

Théo

Théo Linder a raison d’attirer l’attention sur les risques évoqués d’un pouvoir totalitaire qui déciderait souverainement de nos besoins essentiels autorisés.
En cas de pénurie, nous acceptons cependant que l’Etat régule la consommation par le biais du rationnement et aujourd’hui, tous les États démocratiques se mêlent déjà des habitudes de consommation de leurs citoyens au travers des taxes et des taux de TVA qu’ils appliquent à différents produits et service. Le fait-il d’une manière éco-responsable ? taxe-t-il suffisamment la consommation des produits de luxe ? des produits nocifs pour la santé (comme les boissons trop sucrées)? des produits manifestement superflus ?

Si le taux normal de la TVA est fixé chez nous à 21%, l’Etat a prévu un taux 0 pour les matériaux de récupération, pour la presse (mais pas celle en ligne, pourquoi ?) … et pour les billets d’avion ! Il a aussi établi un taux réduit de 6% pour des biens et des services de première nécessité comme l’alimentation (mais pas le caviar et les homards …), parmi lesquels on trouve assez curieusement les objets d’art originaux, les antiquités, les hôtels et les engrais, même chimiques … Et puis un taux réduit de 12% où l’on trouve la margarine ainsi que les “houilles”, alors que l’usage des énergies fossiles devrait être découragé.

Conclusion personnelle: si l’Etat se mêle de notre consommation, il doit le faire à bon escient, à la fois dans l’intérêt de la planète et aussi en vue de favoriser l’accès pour tous aux produits de nécessité vitale comme l’eau et l’alimentation de base,, notamment grâce à une taxation plus lourde des biens et services non essentiels.

2 réflexions au sujet de « A propos de nos besoins essentiels »

  1. LM

    Quel bon raisonnement vous faites ! Les politiciens sont-ils capables de faire ce genre de raisonnement ? La plupart d’entre eux sont des docteurs en droit ! Ils doivent alors choisir de bons techniciens dans leurs équipes. Le font-ils ou amènent-ils d’autres docteurs en droit, membres de leur parti? Notre société est-elle dirigée par des gens capables? J’ai des doutes…

    Répondre
  2. Gérard Myriam

    Merci Yvan pour tes commentaires toujours si judicieux.
    Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans  » Tout peut s' »effondrer » (Seuil , avril 2015) élaborent plusieurs scénarios sur la manière d’organiser le rationnement, selon le degré d’importance que l’on accorde au principe d’égalité.
    A plus court terme, les pouvoirs publics ont le devoir de nous prémunir contre la dégradation de la nourriture, consensuelle pcq « bon marché »..A en croire l’ouvrage d’un ancien ingénieur qui a passé 20 ans en industrie agro-alimentaire … nous en serions fort loin. Services sanitaires débordés….ou ne s’intéressant que sélectivement à certains produits, producteurs se faisant la guerre des prix…et n’ayant donc que la baisse de qualité comme variable….. (  » Mais vous êtes fous d’avaler ça! » de Christophe Busset, Flammarion).
    Si l’on n’obtient pas un revirement de côté là, quelle garantie aurons-nous sur la qualité des produits rationnés? Je vous laisse deviner…
    Allez, bon dimanche…

    Myriam Gérard

    Répondre

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