20% des jeunes Bruxellois en errance

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Entre 18 à 24 ans, un Bruxellois sur cinq n’est ni à l’école ni au travail. « Vous avez bien lu : ni en formation, ni en enseignement, ni en emploi. » s‘émeut Béatrice Delvaux dans son édito publié par Le Soir.

« Ce groupe flottant, sans perspective et pourtant quasi adulte, baptisé « Neet » par les Anglo-Saxons, est la véritable bombe qui vit au cœur de notre société francophone. Comment en effet considérer autrement la masse de ces jeunes, qui « errent » en ce moment-clé où ils devraient bâtir – ou trouver – une confiance dans l’avenir et en eux-mêmes par l’insertion dans un milieu professionnel, la perception d’un salaire. Gagner sa vie, accumuler de l’expérience, être reconnu, contribuer à la société, développer sa personnalité et ses connaissances : sans ces éléments, pas de stabilité psychologique et sociale. »

Ces statistiques sont consternantes. Pour les jeunes qui les vivent au quotidien, comme pour la société bruxelloise qui se prive ainsi de ressources humaines inutilisées, pendant qu’elle importe un flux de 400.000 navetteurs par jour.

Il y a longtemps que les Etats Généraux de Bruxelles ont dénoncé cette situation, mais elle n’a pas vraiment évolué. La Communauté française n’y est pas pour rien, elle qui enregistre une situation presque similaire en Wallonie. C’est intolérable. Cela reste toléré.

4 réflexions au sujet de « 20% des jeunes Bruxellois en errance »

  1. Jean-Marc Sparenberg

    Totalement intolérable, en effet. Personnellement, je pense que la communauté française, tant au niveau politique qu’au niveau administratif, est une entité qui a prouvé à de nombreuses reprises son incapacité à résoudre les problèmes majeurs liés à notre enseignement. Je n’y vois pas un problème de personnes, mais plutôt un problème organisationnel: rien ne semble prévu pour que cette entité se remette en question et s’améliore. En d’autres termes, elle ne s’applique visiblement pas à elle-même la politique qualité qu’elle impose au monde enseignant à travers les inspections, les accréditations et autres…
    À quand une agence européenne ayant le pouvoir de mettre son tutelle les pouvoirs politiques et administratifs défaillants pour les aider à remettre en mouvement la roue de l’amélioration continue? http://political-simplicity.blogspot.be/2016/08/un-nouveau-souffle-pour-lenseignement.html

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  2. Michel Hubert

    Sans oublier tous les autres qui sont en emploi précaire, ainsi que les plus de 24 ans qui forment la toute grande majorité des diplômés mais pour lesquels le diplôme n’ouvre pas nécessairement sur un emploi ou sur un emploi correspondant à leurs qualifications. Et qui ne disposent pas de revenu de remplacement leur permettant de s’autonomiser.

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  3. Edouard DE LOVINFOSSE

    Peut-être qu’en essayant de trouver les causes de cette errance parmi nos jeunes, on pourrait ébaucher une ou des solutions pour tenter de désamorcer cette « véritable bombe qui vit au cœur de notre société francophone. »

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