Qui doit agir pour le climat ?

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On l’a peut-être trop répété, mais nous sommes sur le fil du rasoir en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Pour tenir nos engagements, il faut que nos rejets diminuent de 5 % par an et nous n’en sommes qu’à 0,7 % !

Les pouvoirs publics doivent encourager les économies d’énergie et décourager le gaspillage. Ils doivent utiliser davantage l’instrument fiscal – par exemple une taxe carbone – pour rendre les comportements nuisibles plus coûteux et arrêter de subventionner les énergies fossiles (les produits jetables, le kérosène des avions, les voitures de société…). A l’inverse, ils peuvent donner un coup de pouce aux actes vertueux (primes, déductibilités à l’achat de produits « verts », à la rénovation énergétique, TVA réduite pour la réparation, etc.).

Sans le culpabiliser, le citoyen doit aussi apporter sa pierre à l’œuvre collective. La manière dont nous consommons, nous logeons, nous déplaçons, nous mangeons, a un impact considérable sur notre « empreinte carbone ». C’est indolore, ce n’est pas compliqué, c’est rentable, cela n’impacte en rien la qualité de vie ni le confort. 

Premier poste d’émissions de gaz à effet de serre en Belgique, la voiture : 22,6 % des émissions en 2015 (14,1 % en 1990). Ces émissions ont augmenté de 28,2 % depuis 1990. Il faut bannir la voiture seul mais aussi l’avion pour des distances courtes, et les petits trajets pourquoi pas à pied, à vélo ou en trottinette… C’est Demain la Terre qui affirme tout cela et plus dans Le Soir. Si vous vous sentez concernés vous pouvez lire la suite ICI.

3 réflexions au sujet de « Qui doit agir pour le climat ? »

  1. Antonio Ponte

    Bonjour Yvan,

    La remarque de Myriam concernant ces magasins qui gardent leurs portes ouvertes en plein hiver est hélas bien vraie…

    Mais je vous écris pour vous signaler une autre attitude qui me consterne : la recherche d’un emploi… Mon fils se trouve dans cette situation et s’inscrit partout où il le peut. Jamais vous ne devinerez le premier obstacle qu’il rencontre !
    « Vous devez disposer d’un permis de conduire ! »
    Quand il m’a affirmé cela pour de simples tâches d’employé de bureau ou de réceptionniste, j’ai eu du mal à le croire jusqu’à ce que je le vérifie par moi-même sur différents sites ! C’est hélas vrai ! Beaucoup d’entreprises demandent que les candidats à un emploi chez elles disposent d’un permis de conduire alors que ce dernier ne semble d’aucune utilité pour la mission à accomplir ! Comment justifier cela à Bruxelles, pourtant bien desservie en transports en commun ? Comment justifier cela alors que les communes et la région réduisent sans arrêt les places de parking ? Comment justifier cela alors que notre empreinte carbone est loin de se diriger vers les engagements internationaux pris par la Belgique ???
    Résultat : il a passé son permis théorique et attend de commencer ses cours de conduite (6 semaines d’attente). Un moniteur d’auto-école a d’ailleurs confirmé que beaucoup de jeunes passent leur permis de conduire pour trouver un boulot et non par envie de disposer d’une voiture. Je constate que celle-ci n’a plus la cote auprès de nombreux jeunes.
    Mon épouse et moi avons décidé, vivant et travaillant à Bruxelles, de ne pas acquérir de véhicule et c’était aussi le souhait de mon fils. Le voilà obligé de renier ses convictions pour trouver un travail… En sachant, en plus, que s’il décoche un boulot, il ne devra probablement jamais utiliser la voiture. Bienvenue en Absurdie !

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  2. Julien Claessens

    Merci de nous rappeler l’urgence face à laquelle nous nous trouvons. Je me pose la question suivante : pourquoi faut-il absolument éviter de culpabiliser le citoyen ? La situation dramatique est – il me semble – le fruit de son entière responsabilité. Nos actes de chaque jour ont une incidence sur le réchauffement climatique : en matière de choix de transport et de choix de consommation, mais le citoyen est également responsable de l’inaction des politiques et entreprises en la matière : si l’opinion publique était assez engagée, la pression sur les politiques et les entreprises serait telle qu’ils n’auraient pas d’autre choix que celui d’agir drastiquement… Or c’est le « je m’enfoutisme » ambiant mais surtout la déresponsabilisation des citoyens et de tous les acteurs qui engendre l’inaction (c’est le rôle des politiques, c’est le rôle des entreprises, c’est le rôle du fédéral – non, du régional – non, de l’Europe). Le fait est que c’est tout simplement la survie de la race humaine qui est en jeu (à court terme!) et que nous en sommes tous responsables !

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  3. myriam gérard

    Cher Yvan,

    Merci d’attirer notre attention sur ces analyses; A Bruxelles, le chauffage représente un poste considérable …il y a quelques années , il dépassait même en émissions de C02 le poste du transport. J e n’ai pas revérifié les chiffres.

    Dans les économies d’énergie évidentes à BXL: un véritable scandale: l’usage depuis une dizaine d’années par les grandes chaînes de l’ouverture des portes des magasins dans les centres commerciaux….Rue Neuve…emblématique… Quel exemple de gabégie pour les jeunes!

    Namur a interdit cette pratique il y a longtemps…dur à faire appliquer… Belle journée,

    Myriam

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