Citroën, un mariage artistique contesté

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La place de Bruxelles dans l’art contemporain ne cesse de croître comme le relève un article de la RTBF qui cite le New York Times. Et cela malgré la fermeture du musée d’art moderne et l’absence de musée d’art contemporain à Bruxelles. Nous le devons au dynamisme d’un grand nombre de collectionneurs, de galeries privées créatives, du succès de la foire Art Brussels, du travail du Wiels, …

Il ne manque que l’impulsion politique. Bien sûr, il va y avoir Citroën qui s’est associé au Centre Pompidou, mais pourquoi la Région a-t-elle été les chercher alors qu’il y a tant de collectionneurs et d’artistes en Belgique ? Une cinquantaine de collectionneurs pourraient présenter de 6.000 à 10.000 oeuvres comme point de départ d’un musée d’art contemporain à Bruxelles selon Amaury de Solages qui vient de mettre fin au précieux travail de Maison particulière. « Un musée coûte certes, mais il génère une grande activité autour de lui, rentable pour une ville. Bruxelles a tant de joyaux qu’elle n’utilise pas assez. »

Dirk Snauwaert, le très respecté directeur artistique du Wiels regrette aussi dans une interview à Bruzz que c’est à l’étranger qu’on demande de remplir – à grand frais – une fonction muséale qui revient au pays et qui pourrait s’établir à Citroën. Un intéressant reportage du Figaro relève le grand nombre « d’exilés fiscaux » qui se sont installés à Bruxelles et qui ont dopé le marché de l’art contemporain bruxellois depuis que Berlin est devenu trop cher.

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