Que pensent les Molenbeekois ?

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Il ne fait pas bon être habitant de “ Molem” par les temps qui courent. Les Molenbeekois sont l’un des sujets de prédilection des journalistes et des analystes… mais qu’en pensent-ils ?
L’Institut européen de la paix (EIP) a interrogé quelques 406 habitants des quartiers les plus visés. Seul El Pais et De Werld Morgen ont publié les résultats de l’enquête (traduits par nos amis de Daardaar).

Les habitants pointent du doigt le manque d’opportunités et l’isolement social. Les jeunes cherchent à donner un sens à leur vie. Les groupements extrémistes offrent des perspectives illusoires aux jeunes qui ont des difficultés à vivre. La religion ne peut être considérée comme la motivation principale. Avant de rejoindre les rangs de l’EI, ces jeunes connaissaient très peu l’islam et nombre d’entre eux s’adonnaient surtout à des activités criminelles. Vis à vis de ces jeunes, les sentiments qui prédominent sont la tristesse (41%) et la colère (29%). 11% sont indifférents, et seule une personne a manifesté de la sympathie à leur égard.

Les sondés estiment que la « formation religieuse » et le « dialogue » ont un rôle à jouer. Quelle place pour la religion dans notre société ? et l’ingérence occidentale au Moyen-Orient ?
Le terrorisme et la radicalisation n’arrivent qu’en fin de leurs préoccupations. Le problème principal est le chômage (pour 31 % des sondés). Ensuite viennent l’enseignement et les comportements antisociaux. Niveau sécurité: les nuisances liées au trafic de drogue et aux vols. Ils souhaitent que la police soit plus proche de la population et plus représentative des quartiers.17% des sondés considèrent qu’il n’y a absolument aucun problème de sécurité à Molenbeek.

Et en prime le résumé du tout récent débat  » Jeunesse, radicalisation et terrorisme » animé par Béatrice Delvaux

 

Une réflexion au sujet de « Que pensent les Molenbeekois ? »

  1. de Potter Véronique

    Le service militaire obligatoire a été supprimé en Belgique et un peu partout en Europe, mais n’a été remplacé par rien. C’aurait pourtant une belle occasion de mettre sur pied un service civil et citoyen obligatoire d’au moins six mois pour tous, filles et garçons, au sortir de l’école secondaire, qui permettrait à ces jeunes de découvrir des situations, des activités, des cultures, des lieux, des gens, avec lesquels ils n’ont jamais été en contact dans leur lieu de résidence d’origine, qu’il soit modeste ou huppé. Ce service civil et citoyen, qui pourrait être social ou environnemental par exemple, pourrait représenter une sorte de « rituel » d’entrée dans le monde des adultes. (Mes 3 filles ont eu la possibilité matérielle de faire, avant d’entrer dans l’enseignement supérieur, une « 2ème rhéto » moitié en Flandre moitié dans un pays étranger non-francophone, accueillies dans des écoles et dans des familles d’accueil locales, pas spécialement privilégiées, et elles en sont revenues non seulement trilingues mais aussi plus mûres et plus autonomes.)

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