Le prix de la voiture de société est connu

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A un moment où le gouvernement cherche de l’argent pour équilibrer son budget peut-être pourrait-il se pencher sur un document public ? Le Bureau fédéral du Plan a publié une étude qui analysé l’influence des voitures de société sur le comportement des travailleurs. La possession d’une voiture de société  conduit à une « surconsommation » de la voiture et coûte 905 millions d’euros de coûts sociaux, compte non tenu de l’avantage fiscal de base qui constitue un coût non négligeable pour l’Etat, donc pour nous tous.

La mise à disposition d’une voiture de société implique un usage quasiment exclusif de la voiture comme moyen de transport pour le trajet entre le domicile et le lieu de travail, ainsi qu’un recours plus fréquent à la voiture pour des déplacements à titre privé. 93 % des détenteurs d’une voiture de société se rendent ainsi en voiture au travail. Ceci est supérieur de 16 points à la proportion observée chez des travailleurs de caractéristiques équivalentes sans voiture de société. Les ménages sont aussi incités à détenir plus de voitures, et des modèles plus chers, qu’ils ne le feraient naturellement, conduisant ainsi à une mauvaise affectation des ressources.

La Commission européenne tacle la Belgique à ce sujet. Kris Peeters a pris connaissance de l’étude et a proposé des alternatives à ce type de « complément de salaire » qui doivent être débattues au fédéral peu enclin à revoir cet avantage apprécié par ses électeurs. Le PS a fait une proposition.

2 réflexions au sujet de « Le prix de la voiture de société est connu »

  1. Philou

    Nous avons droit aux conclusions d’un partisan anti-voitures qui n’a certainement pas pris la peine de lire l’étude entière (faut dire qu’il faut maîtriser la langue de Shakespeare pour la lire), et qui ne cite rien d’autre qu’un communiqué de presse pour soutenir son raisonnement. Quand l’étude en question commence par dire qu’elle n’a pas eu accès aux données pertinentes car ces données sont quasi inexistantes en Belgique, qu’elle se rabat par conséquence sur l’enquête Beldam de 2010 (sujette à caution), enquête dirigée, entre autres, par des experts auto-proclamés tel que le renommé Michel Hubert (ancien président de l’association NoMo – No Motorisation !), et qui conclut elle-même que « la mobilité est un domaine où les choses bougent… Donc rester figés sur le portrait de la mobilité belge en 2010 donné par BELDAM risque assez vite de fournir une image déformée¸ dépassée de la réalité des déplacements en Belgique. Il est donc essentiel de ne pas s’en tenir là. », il n’y a pas à dire, la médiocrité intellectuelle bat son plein !

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  2. THEO LINDER

    Il me semble que les dérives constatées par le Bureau du plan pourraient être réduites en régulant l’utilisation des cartes de carburants mises à disposition des salariés.

    Je connais un certain nombre de salariés qui, outre une voiture de société, bénéficient également d’une carte de carburant utilisable « à discrétion »; ce qui les encourage évidemment à opter pour des véhicules plus puissants (et donc plus gourmands) qu’ils utilisent ensuite sans compter.

    Si le salarié payait l’essence qu’il consomme lorsque la voiture de société est utilisée à des fins privées, cela changerait sans doute son comportement.

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