Décider et investir dans la capitale

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Le Soir se penche à nouveau sur la Mobilité et ses conséquences dans 3 articles récents. Il interroge notamment Patrick Le Galès, spécialiste français des politiques urbaines : l’avenir de Bruxelles passe par un pouvoir métropolitain.

 En termes de forme urbaine et de composition sociale Bruxelles fait exception, c’est une ville plus américaine que les autres. Elle est dessinée sur le modèle du « donut » avec un appauvrissement au milieu, et des classes moyennes et supérieures en périphérie. On ne retrouve pas ce modèle ailleurs en Europe dans des villes de taille comparable.

 Bruxelles se situe parmi les villes qui attirent encore pas mal de gens, ce qui peut être une très grande ressource de développement. Mais cela peut aussi entraîner une déconnexion accrue de Bruxelles avec le reste de la Belgique. Bruxelles reçoit très peu de soutien dans les investissements publics pour les projets de longue durée destinés à structurer tout un ensemble de développement. C’est une vraie fragilité, qui s’ajoute au départ des classes moyennes. Il suffit de s’y promener pour sentir que la ville n’a pas reçu le soutien de politiques aussi fortes que dans les autres villes européennes.

1 réflexion sur « Décider et investir dans la capitale »

  1. Arthur

    Le diagnostic réalisé dans ces 3 articles et les solutions proposées sont d’une grande clairvoyance. C’est pourquoi je tiens à saluer les projets de piétonniers à venir partout dans Bruxelles, pour une réduction de la présence et de l’impact nocif de la voiture sur notre qualité de vie.
    Selon moi, les réaménagements des boulevards du centre, de la chaussée d’Ixelles, de l’axe Louise-Porte de Namur, de la place Rogier, de la place du Miroir, de la place Fernand Coq, du Rond-Point Schumann, de la place Royale, des boulevards Général Jacques et de la Woluwé, et j’en oublie… mais aussi bien sûr les nouveaux investissements dans les transports en commun du plan bus et du métro Nord, ou les nouvelles infrastructures cyclables, engendreront une prise de conscience, et je l’espère un changement de mentalité dans cette ville-région trop habituée à la domination sans partage de la voiture, imposée presque malgré elle(s) par les classes aisées de la périphérie.

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