Le futur de la planète s’exp(l)ose

brève histoire (1)

« Let the future tell the truth. Another world is possible » Mark Titchner © Bruno D’Alimonte

Bruxelles accueille une exposition hors du commun au Musée des Beaux Arts rue de la Régence qui la partage avec Le Louvre. Vous verrez 70 œuvres d’art contemporain qui interrogent notre avenir à l’horizon 2050, au départ d’un livre passionnant « Une brève histoire de l’avenir » que Jacques Attali a publié en 2009 et qu’il vient de rééditer chez Fayard. Béatrice Delvaux lui consacre deux interviews que je vous convie à lire: La guerre et l’altruisme et l’Utopie

Intellectuel adulé et contesté, la première étape de la mise en perspective de l’avenir de l’humanité décrite par Jacques Attali est en train de se réaliser sous nos yeux. Le déclin de l’empire américain approche,  » la dérive du capitalisme libéral générera des déséquilibres extrêmes et de profondes contradictions qui mèneront à « L’hyperempire ».  Il s’effondrera de lui-même laissant le champ libre à une prolifération de conflits. Ceux-ci embraseront alors la planète entière en un conflit global, « l’hyperconflit ». Et après plusieurs vagues, si l’humanité survit, Attali envisage une nouvelle utopie. Scriptoblog livre un bon résumé du livre pour ceux qui ne prendront pas le temps de le lire.

 » C’est notre intérêt d’être altruiste. C’est notre intérêt de payer nos dettes et de ne pas les laisser aux générations suivantes. C’est notre intérêt de nous occuper de l’environnement ou de recevoir les migrants, comme c’est notre intérêt de les aider beaucoup plus chez eux pour qu’ils n’aient pas intérêt à venir chez nous « . Certains en sont conscients, mais ils ont peur d’agir.
La vague approche, on peut encore l’éviter, l’exposition nous y invite.

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