Le devoir de solidarité

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Pour fuir la guerre en Syrie et les massacres de Daesh, des femmes, des enfants, des vieillards, des familles entières se lancent sur les routes et sur d’improbables bateaux avec leur maigre baluchon pour seule bouée. Ce ne sont pas des migrants mais des réfugiés. En parler s’impose aujourd’hui comme un devoir, mais ne suffit pas.

Personne ne veut s’identifier à l’Etat hongrois qui a placé des barbelés le long de ses frontières pour leur barrer la route. Dans le même temps des citoyens allemands et autrichiens se rendent dans les gares pour applaudir comme des héros les réfugiés qui descendent des trains. Des familles belges accueillent des réfugiés inconnus chez eux. Nos associations humanitaires sont débordées par les dons. La société civile est émue et fait face à son devoir de solidarité.

Les partis politiques qui croyaient rencontrer la demande des citoyens en durcissant le droit d’asile font marche arrière et surfent désormais sur la vague de solidarité lancée par la société civile. Angel Merkel  montre l’exemple et étonne en dégageant 8 milliard d’Euros et en annonçant l’accueil de 800.000 migrants. La Belgique va accueillir 4.500 réfugiés de plus et affecte en urgence un bâtiment à leur accueil temporaire. La société civile – garante de la démocratie – a fait son devoir avec humanité, la classe politique suit et il faut l’en féliciter.

 

 

1 réflexion sur « Le devoir de solidarité »

  1. Matthieu

    Au sujet de la Hongrie, il faut quand même relativiser par le fait que c’est un état en bordure de Schengen. Ce ne sont donc pas « leurs » frontières qu’ils ferment, mais celles de l’Europe, et c’est leur devoir. Evidemment on peut leur reprocher d’appliquer un zèle certain en la matière, mais gardons cela à l’esprit.

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