50% des emplois bruxellois occupés par des navetteurs

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Le Soir rappelle que si Bruxelles compte environ 700.000 emplois, plus de la moitié des personnes qui occupent ces postes viennent de Flandre ou de Wallonie. Dans la fonction publique régionale elle est à peine plus importante.

« Les choses doivent changer de toute urgence, affirme la députée SP.A Elke Roex. Les pouvoirs publics doivent donner l’exemple. Selon les chiffres disponibles, le nombre d’habitants de Bruxelles qui travaillent dans les services publics régionaux semble être de 54,4 %. (…) Avec des chiffres élevés de chômage, si les pouvoirs publics n’engagent pas leurs habitants, comment peuvent-ils escompter que le secteur privé le fasse ? Les pouvoirs publics doivent refléter leur population. La politique bruxelloise est en grande partie pensée et exécutée par des personnes qui n’habitent pas la ville alors qu’elle pourrait l’être par des habitants qui ont l’expérience pratique de Bruxelles et qui ont un intérêt direct dans la prospérité de notre ville.

Les explications les plus fréquentes de ce déséquilibre sont un manque de compétences et de connaissances linguistiques des Bruxellois, mais aussi l’exode vers la périphérie en cours d’emploi. Une prime « vie chère » attribuée à ceux qui choisissent d‘habiter en ville ne pourrait-elle être un incitant ?

5 réflexions sur « 50% des emplois bruxellois occupés par des navetteurs »

  1. Matthieu

    La bonne question reste de comment inciter la middle class a habiter Bruxelles?
    Le prix du logement est un facteur, mais egalement des elements de confort de vie (proprete, securite percues, bruit des avions, possibilite d’envoyer les enfants a l’ecole sans passer par une lotterie…).
    Il est evident que la ville de Bruxelles, dans les competences qui sont les siennes, doit travailler davantage a developper un habitat de qualite a des prix accessibles, combattre davantage les chancres urbains, marchands de sommeil et autres derives de certains quartiers, gestion des incivilites…
    Il y a des idees simples pour rendre la ville plus belle: saisie par la ville de tous les immeubles inhabites, insalubres, ou exploites par des marchands de sommeil, imposer aux proprietaires un ravalement decenal (comme a Paris), renover les troitoirs, augmenter les plantations d’arbres ou verdure en ville…
    Et reflechir a des incitants a habiter Bruxelles (benefique pour la ville puisque les impots seront payees dans la region): prix reduits pour les transports en communs (gratuite?), facilites ou reduction pour le stationnement (dans toute la region), « frais de notaires » (tres) reduits pour la residence principale a Bruxelles, creation d’ecoles bilingues « bruxelloises » avec priorite aux habitants, prix reduits dans les musees, piscines…
    Pour les services publiques, primes de vie chere octroyees aux habitants de Bruxelles, priorite a l’embauche aux habitants de la region.

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  2. Tony

    Bruxelles a t elle vocation à s internationnaliser comme Londres, Paris, Milan etc.. ? Si oui, vous devrez accepter la diversité. Les institutions europeennes basees à Bruxelles font bien evidemment de votre ville qui a vocation à l ouverture sur le monde -et a minima l Europe- y compris dans son fonctionnement et dans le choix de ceux qui assurent le dit fonctionnement. Cela dèpasse la Flandre er la Wallonnie.

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  3. Tony

    L’un des plus important pourvoyeur d emplois dans votre belle ville de Bruxelles etant les institutions europeennes ne trouvez-vous pas normal que tous les postes ne soient pas uniquement occupès par des belges ?

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    1. Antonio Ponte

      Je pense que vous devriez relire l’intervention de monsieur Vandenbergh : il n’y fait nullement mention des étrangers travaillant pour les institutions européennes. Il parle d’habitants de Wallonie et Flandre qui occupent la moitié des emplois à Bruxelles y compris dans les institutions régionales bruxelloises alors que Bruxelles connaît un taux de chômage énorme au sein de ses habitants.

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  4. Antonio Ponte

    Bonjour Yvan et encore mille mercis pour les informations pertinentes dont vous nous abreuvez.

    Pas plus tard que le week-end passé, je discutais de la fonction publique de notre région avec un ami qui y occupe un poste à la fois de juriste et d’économiste. Ce qu’il me disait confirme en tout point votre propos de ce jour : difficile d’embaucher des Bruxellois dès que l’on atteint un niveau de connaissances nécessitant des études supérieures. Pourquoi ? Parce que, comme vous le dites, il est extrêmement difficile pour des jeunes Bruxellois de s’installer dans un logement décent pour un prix raisonnable. Dès lors, ils s’installent en périphérie, voire à plus de 60 kilomètres de Bruxelles dans les deux autres régions. Quant aux personnes moins qualifiées, leur niveau de connaissance du néerlandais est tellement faible qu’elles sont incapables de tenir une conversation, même très simple avec un néerlandophone. Sans parler de leur maîtrise du français…
    Quant aux policiers Bruxellois (19 communes) j’ignore quel pourcentage habite la région, mais je doute que l’on atteigne les 40% ! Si quelqu’un a des chiffres, je serais heureux de les découvrir. Je connais une vingtaine de policiers travaillant à Bruxelles (police fédérale et police locale). Un seul habite la Région de Bruxelles-Capitale !
    J’ai peur que Bruxelles ne puisse, à court et moyen terme, se passer des services des habitants des deux autres régions.

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