Quelle histoire enseigner aux jeunes bruxellois ?

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« Nos ancêtres les Gaulois … », qu’ils soient Ménapiens ou Nerviens, ne sont pas ceux de la majorité des enfants de Bruxelles, n’en déplaise à Asterix, à Jules César et à nos deux Communautés. Dès lors, quelle histoire raconter dans nos écoles primaires et secondaires aux jeunes Bruxellois d’origine diverse ? Comment stimuler leur intérêt pour le passé du monde qui devrait leur permettre de mieux comprendre le présent et de construire l’avenir ?

Un atelier d’Histoire, modéré par Alain Deneef, sera consacré à cette réflexion lors de la Brussels Summer University  du 5 septembre dont le programme vient d’être édité.  Pour répondre à ces questions et à celles de la salle, il y aura six invités : Anne Morelli (Professeur d’Histoire – ULB), Mayence Staquet (Professeur d’histoire – FWB), Roel Jacobs (Historicus en Schrijver), Isabelle De Pange (Conservatrice – Musée de la Ville de Bruxelles), Yvan Vandenbergh (Bruxselsfuture et Aula Magna) et sous réserve, Serge Jaumain (Professeur d’Histoire – ULB) en Eric Min (Schrijver).

J’introduirai le sujet par cette piste « Et si on partait des nombreuses traces que l’histoire a laissées dans Bruxelles ? « .  La seule cité que tous les enfants bruxellois ont en commun et arpentent quotidiennement. Peuplée de Celtes, envahie par les Romains, les Germains, le roi de France, les ducs de Bourgogne, les Pays-Bas espagnols, les Pays-Bas autrichiens, la révolution française, la période hollandaise, les armées allemandes, … (1) tous ont laissé des traces que l’on peut découvrir. Elles évoquent une grande partie de l’histoire de l’Europe et puis aussi celles très controversées des croisades, guerres de religion et autres colonisations. Autant de points de départs concrets pour susciter l’intérêt des enfants et des jeunes, pour soulever des questions et des réactions et pour permettre des rapprochements avec l’actualité récente.

(1) que les historiens me corrigent si ce très bref résumé est erroné 

1 réflexion sur « Quelle histoire enseigner aux jeunes bruxellois ? »

  1. Johanne POIRIER

    Merci Yvan de ces réflexions toujours aussi pertinentes et percutantes… Mais pourquoi s’arrêter à l’apport de la « vieille Europe » ? Il faut intégrer une réflexion sur la présence turque/marocaine/congolaise – et des nombreux ressortissants de l’EU … Nous venons de visiter en famille le musée de l’histoire de la ville de Bristol (RU). L’expo permanente commence par le rôle joué par l’esclavagisme dans le développement de la richesse de la ville, pôle de commerce international, puis d’industrialisation…… C’était à rebours des narrations officielles. Audacieux, provocateur et très très enrichissant. Tout n’était pas linéaire ou univoque: l’expo met aussi en exergue les mouvements de contestation de toutes sortes. Bref, une histoire plus réaliste, complexe. Bruxelles ne mérite pas moins.

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