Le non des Grecs: prendre du recul

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Non, ce n’est pas un problème technique et financier. Après le vote des Grecs, la crise de l’euro, et donc celle de l’Europe, mettent en lumière une carence politique européenne majeure et pose une question de civilisation fondamentale qui nous concerne tous, à Bruxelles comme ailleurs. L’Union européenne a su nous délivrer des guerres fratricides, sera-t-elle capable de nous épargner une guerre monétaire ? De faire passer l’intérêt général avant les intérêts de la finance ? Les Etats-nations lui en laisseront elle la liberté ?

Dans un billet invité de l’économiste Pierre Sarton du Jonchay sur le blog de Paul Jorion, on peut lire cette question «  La matière du référendum grec est celle des motifs d’existence de l’union politique des Européens. L’Union a-t-elle pour but d’éliminer le risque de nuisance de la démocratie sur l’économie du profit en capital ? Ou bien a-t-elle pour fonction d’organiser à l’échelle de l’Europe la délibération des lois qui mettent le capital au service d’un intérêt général aux biens de tous ? »

Rassurez-vous, il ne faut pas être économiste pour lire (et comprendre) l’article complet qui conclut : « Il est désormais évident que l’excès général et mondial des dettes publiques et privées, nationales et hors sol, ne peut pas être épongé autrement que par la fiscalité moyennant un retour de la finance dans l’État de droit égal pour tous. La fiscalité est le seul moyen d’une répartition par la légalité démocratique des charges de l’intérêt général ». Et Thomas Piketty y va aussi de son point de vue.

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