Bruxelles francophone à 90% ?

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Bien sûr que non, suffit d’ouvrir ses oreilles en ville ou de consulter d’autres statistiques – qui affirment que 46% des Bruxellois n’ont ni le français, ni le néerlandais comme langue maternelle – pour s’en rendre compte. Mais voilà, les grands titres sont là.

Evidemment, lorsque l’on base son enquête sur le remplissage de documents uniquement disponibles en FR et en NL, il est simple (et même simpliste) d’en conclure que 90% des Bruxellois sont francophones et donc 10% néerlandophones. La seule conclusion qui s’impose: le français reste la « linga franca » de Bruxelles, celle que les Bruxellois de diverses origines et cultures utilisent pour se comprendre.

Bruxelles est une ville de plus en plus multilingue et son statut de ville bilingue est dépassé par les faits. Un apprentissage précoce et efficace des langues doit être une priorité absolue pour les deux Commnautés qui organisent (mal) notre enseignement. C’est indispensable pour la cohésion sociale et pour l’accès à l’emploi.

3 réflexions sur « Bruxelles francophone à 90% ? »

  1. Matthieu

    Et du haut de ces statistiques et des querelles de clochers, l’enseignement des langues effectuees par la communaute francophone reste deplorable, alors qu’il serait si simple de generaliser les immersions en Anglais, Neerlandais…

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  2. Etienne Plas

    Tout à fait d’accord, ces statistiques sont tronquées. Je vous donne l’exemple de ma famille: 5 personnes dont 1 francophone (moi), une néerlandophone (mon épouse) et trois zinneke parfaitement bilingues (nos enfants). Donc, selon la méthode de comptage la proportion de néerlandophones dans ma famille peut aller de 0% (formulaire rempli par le chef de famille)… à 80%!

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  3. Marc Van Buggenhaut

    Il n’y a pas de surprise, ce résultat époustouflant et soufflant est propagé par le journal francolâtre « Le Soir », le porte-voix du FDF, qui ne fait, évidemment, pas la distinction entre langue maternelle et langue administrative. L’ouverture aux autres et leur respect ne fait pas partie de leurs gènes. Oserais-je jouter que la majorité des Bruxellois et (sondage récent) des Wallons (65%) n’a rien à cirer de l’artificielle et rémunératice (pour certains chefs de tribus) fédération Wallonie-Bruxelles?

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