75% de navetteurs dans certains cabinets bruxellois

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C’est Benoît Cerexhe (cdH) qui a commandé cette étude sur les cabinets des ministres bruxellois dont les résultats étonnants sont publiés dans un dossier de La Capitale.ainsi qu’en première page.

L’absence de chauvinisme des Bruxellois les honore et loin de nous tout réflexe protectionniste qui empêcherait un ministre d’aller chercher en Flandre ou en Wallonie un expert qu’il ne peut trouver à Bruxelles. Mais quand le cabinet de Guy Vanhengel compte 75% de ses membres qui n’habitent pas la Région qu’ils gèrent, on est en droit de se poser des questions et les Bruxellois néerlandophones doivent être surpris d’être dénigrés.

Quand on sait que les fonctionnaires de la Région et des communes sont aussi nombreux à vivre en dehors de Bruxelles, cela fini par devenir un problème qui ne peut plus être ignoré. Quelle connaissance réelle ont-ils de la Ville dont ils décident de la destinée et quelle empathie pour ses habitants ?

Chez Bianca Debaets moins de la moitié des cabinettards habite Bruxelles. Fadila Laanan compte 1/3 de non Bruxellois à son service. Et même le ministre président compte 25% de non-Bruxellois dans son cabinet. Difficile de croire qu’ils ne pouvaient trouver davantage de personnes compétentes à Bruxelles.

Normal qu’ils doivent rendre des comptes aux Bruxellois, sans doute peu nombreux dans les cabinets de Flandre et de Wallonie. Voilà, c’est dit.

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3 réflexions sur « 75% de navetteurs dans certains cabinets bruxellois »

  1. dhph99

    Bonjour,
    C’est évidemment une question légitime qui est posée ici. Mais que faire des résultats ? Il ne faut pas oublier que pour un ménage moyen il est de plus en plus difficile de se loger correctement à Bruxelles pour un prix abordable. Une étude plus poussée et plus correcte pourrait chercher à savoir si ces cabinettards habitent dans la périphérie proche de Bruxelles ou on des attaches ou connaissances spécifiques sur Bruxelles.
    La question qui suit c’est la pertinence de faire des études sur les 19 communes sans prendre en compte la zone métropolitaine, tout au moins la deuxième couronne (la banlieue). Voir le projet de recherche BMIX & l’association brusselsmetropolitan par exemple.

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    1. Van Bambeke Michel

      C’est vrai que le coût du logement est cher à Bruxelles. Notamment parce que de nombreux propriétaires non bruxellois louent à prix d’or. Et puis on rembourse les frais de transport , sans parler des voitures de société, ce qui n’incite pas à vivre près de son emploi. La zone métropolitaine c’est pas pour demain!!!

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