La N-VA pousse Bruxelles à revendiquer son autonomie ?

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Diverses prises de position récentes du fédéral vis à vis de Bruxelles commencent à soulever des protestations justifiées. Elles sont dirigées principalement vers les ministres N-VA, mais visent aussi d’autres ministres fédéraux responsables des coupes sombres dans la politique culturelle bruxelloise ou de l’affectation des moyens de Beliris.
Le refus d’Elke Sleurs d’installer la collection d’art moderne à Citroën, la fermeture annoncée du musée Fin de Siècle, l’interdiction faite à son directeur Michel Draguet de communiquer avec la presse, le peu d’intérêt de la Régie des Bâtiments pour ses immeubles bruxellois, la question de la rénovation et l’affectation du palais de justice, … ne sont que quelques exemples de l’attitude peu coopérative des ministres en charge de Bruxelles et ceux de la N-VA en particulier.

Tout cela ne va-t-il pas pousser la Région de Bruxelles à refuser ces ingérences du fédéral dans sa politique et à exiger la maîtrise et les budgets liés à ces matières ?
Une manière subtile et efficace de la N-VA de pousser les Régions à exiger la diminution des compétences du gouvernement fédéral. Une stratégie habile pour aller vers l’Etat confédéral dont rêve la N-VA, mais cette fois à la demande de la Région de Bruxelles et peut-être de la Région wallonne ?

Si on y ajoute les matières culturelles et éducatives que certains Bruxellois estiment fort mal gérées par la Fédération Wallonie Bruxelles et voudraient voir régionalisées, ne se trouvera-t-on pas bientôt face à des Régions de plus en plus autonomes et un Etat fédéral réduit à gérer la Défense nationale, la représentation à l’Europe, la dette publique et peut-être la sécurité sociale ?

Ce n’est qu’une hypothèse, mais ne demande-t-elle pas à être analysée ?

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