La saga des musées est révélatrice

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Nous avions attiré votre attention sur l’absence de tout  ministre d’origine bruxelloise (1) dans le nouveau gouvernement fédéral. Certains nous ont rétorqué qu’il ne fallait pas s’inquiéter parce qu’un bon ministre fédéral doit pouvoir rester au-dessus de la mêlée et rompre avec ses attaches locales. Force est de constater que dans la saga des musées il ne se trouve personne au fédéral pour défendre l’idée d’un centre d’art moderne et contemporain à Bruxelles.

Malgré les sommes importantes consacrées à l’installation d’un musée Fin de Siècle rue de la Régence, malgré les coûteuses études de faisabilité d’un musée dans les anciens Ets. Vanderborght, malgré la promesse d’achat du bâtiment Citroën par la Région bruxelloise pour y créer un espace d’art contemporain, Elke Sleurs (N-VA), la ministre de la Politique Scientifique en charge des musées fédéraux, vient de décider qu’il fallait replier les oeuvres du musée Fin de Siècle pour y replacer les oeuvres du Musée d’Art Moderne, qu’elle refuse de mettre à disposition de la Région pour la placer chez Citroën. C’est son droit. Mais est-ce opportun ? Une table ronde ne s’impose-t-elle pas d’urgence pour arrêter le massacre et le gaspillage d’argent ? L’opposition, même flamande, n’est pas tendre à ce sujet.

Partout on peut constater la force d’attraction des musées sur un tourisme culturel en plein développement. Bruxelles est privée d’un espace identifiable pour exposer la collection d’Art Moderne du fédéral et pour créer un espace dédié à l’art contemporain.
Recycler Citroën ou construire un centre d’art contemporain le long du canal, la question doit être posée, mais le repli vers la rue de la Régence n’est manifestement pas la meilleure manière de placer Bruxelles sur la carte mondiale de l’art actuel.

(1) Nous ne reviendrons pas sur l’exception Didier Reynders qui a acquis une villa à Uccle, mais dont il reste à prouver qu’il y réside effectivement plus de la moitié de l’année pour être Bruxellois.

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