Le scandale des redoublements massifs

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Pourquoi « l’ascenseur social » régresse en communauté française et donc aussi à Bruxelles ?  Dans une carte blanche, le recteur honoraire de l’Université Saint-Louis J-P Lambert répond à cette question sans langue de bois et souligne le sous financement de l’enseignement supérieur qui en résulte.

Le redoublement ne résout rien, il stigmatise et culpabilise les jeunes qui sont affublés du terme de « doubleurs » tant dans leur famille, qu’auprès de leurs amis et évidemment parmi les enseignants chargés de les « remettre à niveau ». Une (petite) partie de l’argent investi dans ces redoublements pourrait être (beaucoup) mieux investi dans des remédiations individuelles personnalisées et les reste investi dans le soutien des enseignants et la revalorisation immédiate des budgets de l’enseignement universitaire et supérieur.

« On sait que le redoublement, et son corollaire, la relégation, en cascade, d’une filière à l’autre, frappe plus fortement les jeunes issus de milieux socioéconomiques plus modestes. (…) L’enseignement secondaire prodigué par la fédération Wallonie Bruxelles est épinglé comme l’un des plus inégalitaires de l’OCDE, malgré le taux d’encadrement le plus favorable (à l’exception du seul Portugal). (…) Par contre, elle est championne de l’OCDE pour le taux d’encadrement le moins favorable dans l’enseignement supérieur!
L’administration chiffre le coût du redoublement pour les seuls niveaux du primaire et secondaire ordinaire à 416,6 millions d’euros. Un autre mode de calcul pour 2012 affiche le coût global à 1.524 millions d’euros, soit plus de 16% du budget annuel global de la FWB et largement plus que l’ensemble du budget annuel de l’enseignement supérieur (universités, recherche scientifique et supérieur hors université
).

J-P Lambert extraits, texte complet ICI

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