Quelles promesses pour Bruxelles ?

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Les programmes des partis politiques pour les élections régionales commencent à sortir. Si on les compare à ceux d’il y a 5 ans, on sent une nette évolution liée à la fois aux refinancement et aux nouvelles compétences de la Région de Bruxelles. Nous y trouvons aussi trace d’un certain nombre de revendications des Etats Généraux de Bruxelles qui commencent à percoler.

Voici, à titre d’exemple ce que nous épinglons dans le programme du cdH:

 » un contrat d’avenir pour les 0-25 ans basé notamment sur la création de places supplémentaires dans les crèches (3.500 d’ici 2018) et dans les écoles (11.000 places encore nécessaires d’ici 2020); sur l’obligation scolaire dès 3 ans; l’apprentissage obligatoire d’une langue supplémentaire dès la première primaire; une modification du décret inscription; ou encore la création d’un pôle bruxellois de l’excellence et de la création, des objectifs en matière de logement (allocation-loyer généralisée) et de mobilité : priorité absolue au développement des transports en commun. »

2 réflexions sur « Quelles promesses pour Bruxelles ? »

  1. Ulric Schollaert

    C’est bien bête de vouloir donner la priorité « absolue » au développement des transports publics. C’est là qu’on aura le moins de résultat avec le plus d’investissements et le plus de frais de fonctionnement récurrents dans les 10-15 ans à venir. Les TP sont essentiels, là n’est pas la question. Mais la priorité absolue, pour avoir des résultats à bas prix et rapidement, ce sont les modes actifs, et particulièrement le vélo. Le vélo est un « produit de crise » : les budgets nécessaires pour avoir des effets sensibles grâce au développement de l’usage du vélo sont une fraction de ce qu’il faut pour que ça bouge sérieusement côté TP. Et, surtout, les résultats peuvent être obtenus en quelques années, pour peu qu’on s’attaque sérieusement aux principaux problèmes (avec les budgets et le personnel), en ayant le courage de remettre la voiture à sa place. Dans le Pentagone, il y a bien longtemps que l’on aurait dû le comprendre. On peut avoir mis en place l’essentiel des infrastructures vélo nécessaires en 5 ans si on y met les moyens, et en récolter rapidement les fruits, avec aussi les économies que génère ce mode de déplacement (santé, engorgement, pollution). Entretemps, on investit bien sûr aussi dans les TP, mais les lourdes infrastructures que cela requiert demandent du temps et des capitaux, et les résultats ne sont pas pour dans 5 ans. Et pour répondre à M. Dykmans – des transports en commun valables sont notamment le fruit des obstructions à la circulation automobile (à moins que vous ne pensiez que métro, ce qui est impensable à court terme…).

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  2. Jacques Dykmans

    Tant qu’il n’y a pas de transports en commun valables les obstructions à la circulation automoblile sont un non sens.

    Dr Jacques DYKMANS

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