De nouveaux partis au parlement bruxellois ?

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Un parti qui obtient au moins 1,5% des voix bénéficiait d’un premier député dans l’assemblée régionale bruxelloise. Avant le scrutin de 2004 les partis en place se sont entendus pour fixer un seuil d’éligibilité de 5% et rendre ainsi l’émergence de nouveaux partis extrêmement difficile, d’autant plus que leur accès aux médias et aux débats est très limité.
Un mécanisme de groupement de listes permet toutefois à des listes appartenant au même groupe linguistique (français ou néerlandais) de faire déclaration réciproque de groupement. Le but est que leurs voix soient additionnées et que la dévolution des sièges soit effectuée sur la base du total des voix des listes regroupées. Le vote pour de nouveaux partis pourrait donc devenir un vote utile.

Le PTB, ProBruxsel, le parti Pirate et le BUB vont faire usage de ce mécanisme pour les élections du 25 mai et espèrent ainsi franchir ensemble le seuil d’éligibilité de 5%. Les voix des listes signataires du groupement seront ainsi prises en compte pour l’attribution des sièges au parlement bruxellois. Cela ne constitue en rien un cartel ou une alliance politique. Les voix obtenues par les quatre listes seront comptabilisées ensemble et, si le total atteint ou dépasse 5%, le nombre des sièges à attribuer sera calculé et la répartition entre les quatre listes sera faite selon une règle proportionnelle prévue explicitement par la loi (1).

Le débat démocratique pourrait se trouver enrichi par la présence de nouveaux partis au sein du parlement bruxellois.

[1] Loi <spéciale> relative aux Institutions bruxelloises., 12 JANVIER 1989, Art ; 20

4 réflexions sur « De nouveaux partis au parlement bruxellois ? »

  1. Yakup Yurt

    @Johanne Poirier : Que pouvait-il faire d’autre pour ne pas entrer en contradiction avec sa philosophie fondamentale? Attendre sans aucune aide d’aucune sorte et continuer à rêver sur la diversité de la couleur des « feuilles mortes »?

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    1. DELSTANCHE

      à Johanne Poirier,

      La loi électorale interdit de présenter des listes bilingues pour l’élection au parlement bruxellois. ProBruxsel n’a donc aucune autre solution que de présenter une liste francophone dans le collège électorale francophone ET une liste néerlandophone dans le collège électoral néerlandophone. Ces deux listes porteront le même nom et défendront le même programme, puisque ProBruxsel est un parti bilingue réunissant tous les bruxellois quelle que soit la langue qu’ils parlent. C’est d’ailleurs ce que nous avions déjà fait lors de l’élection de 2009. Ce qui posa un cas inédit, non prévu par la loi. C’est ainsi que la liste francophone s’est vue affublée d’un (F) et la liste néerlandophone d’un (N). Cette astuce devant permettre de les différencier aux yeux de la loi, alors que nous sommes pareils, des Bruxellois qui ne se reconnaissent pas dans cette ségrégation linguistique imposée.

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  2. Johanne Poirier

    Bonjour et merci vraiment pour ce blog Yvan.
    Je ne comprends pas pourquoi les regroupements ne peuvent s’effectuer qu’au sein du même groupe linguistique. On reste toujours dans la logique de la séparation, de la division, de la fossilisation des identités.
    Je comprends la stratégie de Pro-Bruxsel, mais en s’inscrivant dans une liste résolument francophone, n’entre-t-il pas en contradiction avec sa philosophie fondamentale ?

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